Les syndicats et représentants des employeurs ne sont pas demandeurs d'une vaccination avancée pour certaines fonctions "essentielles", ont-ils indiqué vendredi, confirmant une information du Knack. Ils ne sont pas non plus favorables à ce que les grandes entreprises se chargent elles-mêmes de la vaccination de leurs travailleurs. Les partenaires sociaux ont rendu un avis en ce sens à la taskforce vaccination.

Une phase spécifique de la campagne de vaccination pour les "fonctions essentielles" avait été envisagée.

Mais le Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail estime que ce n'est pas souhaitable. "Nous sommes tous d'accord pour dire que la santé doit rester le premier critère", confirme Caroline Hielegems du syndicat chrétien ACV. "Les 'travailleurs essentiels' peuvent être vaccinés en même temps que le reste de la population."

Les partenaires sociaux craignent en outre qu'une vaccination avancée pour ces fonctions cause des problèmes administratifs et d'ordre logistique et freine ainsi la campagne globale.

Pour la même raison, les partenaires sociaux ne sont pas non plus favorables à ce que les grandes entreprises qui disposent de leur propre service médical se chargent elles-mêmes de la vaccination de leur personnel, en interne. Cela créerait une discrimination entre entreprises, et les PME (petites et moyennes entreprises) pourraient être désavantagées.

Syndicats et patronat proposent également aux autorités de laisser des entreprises à grande expertise logistique soutenir la campagne de vaccination. Ils suggèrent d'utiliser certains sites privés (comme des ports par exemple) pour la campagne. Ils pourraient être organisés comme des drive-in. "Certains sites d'entreprise sont bien plus adaptés et ont plus de capacité que des halls sportifs", plaide Kris De Meester de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB).

L'avis rendu concerne uniquement les travailleurs du secteur privé et non, par exemple, le corps enseignant.