Pour la treizième fois consécutive, la Réserve fédérale américaine (Fed) a relevé son principal taux directeur de 25 points de base. Ce dernier s'établit désormais à 4,25pc, un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis la mi-2001.

Mais c'est surtout le discours accompagnant cette décision qui a retenu l'attention des observateurs. Ces commentaires s'avèrent en effet cruciaux pour l'évolution ultérieure des taux directeurs de la Réserve fédérale. En l'occurrence, le comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a notamment estimé que «d'autres resserrements monétaires mesurés pourraient être nécessaires pour équilibrer les risques en faveur d'un équilibre entre une croissance économique durable et la stabilité des prix».

Avec un taux de croissance de 4,3pc au troisième trimestre, l'économie américaine affiche une santé solide, ce qui plaidait pour une hausse des taux, afin de limiter les risques potentiels de surchauffe.

Un raisonnement repris dès vendredi par l'économiste en chef du FMI, Raghuram Rajan, qui a souligné que les tensions inflationnistes devraient augmenter en raison de prix de l'énergie toujours élevés.

Les analystes estiment généralement que le Fed funds ne devrait pas sortir en 2006 d'une fourchette de 4,50 à 5pc. Cela laisse supposer que la Fed augmentera au moins encore une fois ses taux après sa réunion de mardi, soit le 31 janvier, normalement la dernière réunion pour le président Alan Greenspan, dont le mandat arrivera à terme ce jour-là. (D'après AFP)

© La Libre Belgique 2005