L'organisation de consommateurs Test Achats a souligné mardi qu'il y a un besoin urgent de plus de concurrence. La Belgique arrive en tête du classement d'Eurostat à cet égard, suivie de la Grèce, de l'Irlande et du Luxembourg. Au total, 61 catégories ont été prises en compte pour l'établir. L'indice se réfère donc non seulement à ce que le Belge paie pour la 4G, l'internet fixe ou la téléphonie, mais aussi pour une lettre ou un téléphone portable en magasin.

Test Achats n'est pas surpris par ces chiffres. "L'évolution du marché des télécoms ne profite pas au consommateur. La part de marché des grands fournisseurs reste considérablement élevée, ce qui n'est pas propice à la concurrence. En raison du duopole prononcé de Proximus et des câblo-opérateurs, le choix du consommateur est limité", estime son porte-parole, Simon November.

L'organisation de consommateurs reconnaît que la concurrence s'est quelque peu intensifiée ces dernières années avec Orange, "mais la récente décision sur les tarifs de gros de l'IBPT (régulateur des télécommunications) signifie que les grands opérateurs peuvent continuer à augmenter leurs prix sans être dérangés par leur position dominante dans les années à venir".

D'ailleurs, la concurrence ne se dispute plus sur le marché du mobile, mais sur les paquets tout-en-un, critique encore Test Achats. "Proximus, Telenet, Orange et Voo tentent de transformer leurs clients en clients pour autant de services que possible grâce à des packs qui, en plus d'internet, peuvent également inclure la télévision, une ligne fixe ou un abonnement de téléphonie mobile".

L'organisation de consommateurs rappelle qu'il faut un quatrième opérateur de réseau pour la vente aux enchères des fréquences 5G sur le marché belge. "Seule l'entrée en lice d'un quatrième opérateur de réseau avec une gamme complète de services peut garantir le rétablissement de la dynamique du marché des télécommunications mobiles en Belgique", conclut Test-Achats.