Les syndicats en front commun exigent notamment que les agences travaillent à huis clos, sur rendez-vous uniquement. Ils demandent que les travailleurs puissent gérer leur agenda seuls, sans que les clients prennent rendez-vous en ligne par eux-mêmes pour le moment.

Ils réclament également de fermer les caisses pour éviter les transactions d'argent liquide, d'accélérer la mise en place du télétravail dans les agences et de supprimer les ouvertures tardives.

"C'est la situation des agences qui pose problème. Les travailleurs du siège peuvent bien télétravailler", précise Marc Gillain, délégué principal CNE chez Beobank.

Les représentants du personnel dénoncent le refus de la direction "de réintroduire les règles en vigueur et parfaitement applicables" lors de la première vague de l'épidémie.

"Certains clients ne respectent pas les règles d'hygiène de base, des documents changent de main en permanence et de nombreuses agences ne sont pas ventilées", dénonce la CNE. "De plus en plus de collègues sont infectés et certains sont gravement malades ou en soins intensifs. Il faut ensuite les remplacer dans des agences où il y a eu une infection. Tout cela provoque beaucoup d'anxiété, de stress et même d'angoisse chez les gens."

Aucune concertation n'est prévue actuellement. "Nous avons reçu une lettre de la part de la direction, qui ne répond pas à nos attentes", indique Marc Gillain.