Les membres de la cellule intergouvernementale de crise Volkswagen, réunis mardi chez le ministre bruxellois de l'Emploi Benoît Cerexhe, sont parvenus à un accord concernant l'information et l'accompagnement des travailleurs en chômage économique depuis plusieurs semaines, annonce le cabinet du ministre dans un communiqué.

Cet accord concerne donc les travailleurs qui se sont inscrits sur la liste des départs volontaires, soit 1.900 personnes. Alors que les autres travailleurs ont repris le chemin de l'usine, eux sont en chômage économique depuis plusieurs semaines, en attendant le plan social.

L'accord survenu ce mardi leur permettra d'entamer les démarches pour retrouver un emploi. "Depuis l'annonce de la restructuration, la cellule de crise a recueilli 2.400 offres d'emploi à destination des travailleurs de VW Forest", relève Benoît Cerexhe, ministre bruxellois de l'Emploi.

"Jusqu'à présent, les travailleurs candidats au départ n'en ont pas profité. Cela va donc pouvoir changer", ajoute-t-il.

Concrètement, des séances d'information et d'accompagnement seront organisées à Bruxelles, mais aussi en Flandre orientale et dans le Hainaut. "Beaucoup d'ouvriers concernés par la restructuration sont originaires d'Audenaerde ou du Hainaut. Il est donc important de décentraliser ces séances pour toucher un maximum de monde", commente le ministre régional. Les frais de déplacement engendrés par ces séances seront intégralement remboursés par le constructeur allemand.

Les travailleurs qui trouveraient un emploi grâce à ces séances ne perdront en aucun cas leurs droits et avantages prévus dans le futur plan social. "Il ne s'agit donc pas pour le constructeur d'une compensation ou d'une façon de payer moins de primes de licenciement", assure Benoît Cerexhe.

De même, la direction de VW Forest a confirmé, lors de la réunion de mardi, sa volonté de prendre en charge l'accompagnement des victimes de licenciement chez les sous-traitants, selon le cabinet du ministre Cerexhe.

Des sessions d'information et d'accompagnement pourraient également être mise sur pied chez les sous-traitants touchés.