Les ministres wallons de l'Économie, Willy Borsus, et des Aéroports, Jean-Luc Crucke, se sont rendus à Liege Airport vendredi matin pour visiter les travaux menés par la Société wallonne des aéroports (Sowaer), en vue du développement économique des infrastructures aéroportuaires liégeoises.

Est notamment en cours un chantier conséquent pour réaliser une canalisation afin d'évacuer les eaux fluviales des futures zones d'activités économiques Cubber et Stockis. Avec ces nouvelles zones, pas moins de 162 hectares de terrains équipés permettront l'accueil de nouvelles entreprises d'ici 2026. C'est notamment dans la zone Cubber que la gare TGV Fret Carex sera implémentée.

Pour évacuer ces eaux, un tunnel de 6,3 kilomètres et de 40 mètres de profondeur est en construction. Le montant des travaux est évalué à 28 millions d'euros et est notamment financé par les fonds Feder.

"On est dans des chantiers d'équipement qui vont permettre de disposer autour de l'aéroport d'un nombre considérable d'hectares, ce qui va permettre d'accueillir de l'activité, ce qui signifie des emplois", a commenté Willy Borsus pour qui l'avenir de la région liégeoise se situe dans le ciel. "Il y a ici une perspective à l'échéance 2040 de 7.000 emplois supplémentaires", a-t-il ajouté.

"Liege Airport a vécu récemment quelques moments difficiles", a de son côté pointé Jean-Luc Crucke, faisant référence au licenciement de son CEO, Luc Partoune. Le libéral estime qu'il reste important de montrer tout le potentiel que cet aéroport, qui se classe 6e dans le fret en Europe, aura dans le futur. "Il faut un aéroport disponible, fort et compétent mais il faut aussi une voie d'eau et la complémentarité avec le rail, ce qui permet d'être compétitif."

La Sowaer a également annoncé, en collaboration avec Skeyes, la mise en service imminente d'un radar au sol, d'un investissement de 6 millions d'euros. Il augmentera significativement la sécurité au sol en donnant la possibilité aux contrôleurs aériens de visualiser les différents mouvements ou les positions des véhicules (avions, véhicules de maintenance, de ravitaillement, etc.) qui se trouvent sur le site aéroportuaire. Il s'agit d'un premier pas vers la numérisation du site, avant l'émergence de tours numériques. Cela devrait permettre à l'aéroport de gagner en attractivité, estime Nicolas Thisquen, président du comité de direction de la Sowaer.