Il sera démis de ses fonctions par le gouvernement dans la nuit du 27 au 28 septembre. Pour le tandem, il n'était pas question que l'Etat belge monte au sein du groupe de bancassurance aux côtés de son fondateur. Yves Leterme et Didier Reynders en ont fait une condition sine qua non: pas question de monter dans Fortis aux côtés de celui qui symbolise la "Fortis d'avant".

Tout le monde n'a pas partagé ces vues. "Il n'était pas forcément très malin, en pleine tempête, de se couper tout de suite du dernier capitaine à bord", a indiqué au journal Le Soir une source présente à la table des négociations. Le 11 juillet, Jean-Paul Votron, le patron exécutif de Fortis avait été remercié par le conseil d'administration du bancassureur. Son successeur ad interim, Herman Verwilst, a quitté la société le 26 septembre.

"Si l'objectif était de sauver Fortis, Maurice Lippens et son carnet d'adresses auraient sans doute été plus utiles dedans que dehors", selon une autre source. Le malaise dont sera victime Maurice Lippens, fin septembre, n'est donc pas la cause de son retrait: Fortis sans Lippens, c'est le gouvernement qui l'a voulu.