Direction et syndicats de LKQ Belgique, filiale du groupe américain, leader mondial des pièces détachées automobiles, sont parvenus à un accord, mettant un terme à la procédure Renault ouverte le 26 juin, a fait savoir le front commun syndical lundi. Au départ, 108 emplois étaient menacés de suppression mais les négociations sociales ont permis de faire descendre ce nombre à 93, via principalement des départs volontaires et des RCC (ex-prépension), précise le permanent CNE Michel Duby.

"Il va y avoir 45 ouvertures de postes pour lesquels le personnel pourra postuler et la direction se dit ouverte à la négociation pour garder des personnes visées par une suppression de postes, donc il est possible que l'on arrive à la suppression de moins d'emplois que prévu", explique-t-il. "Les employés ont jusqu'au 31 décembre pour décider s'ils veulent quitter l'entreprise ou non sur base volontaire. C'est à ce moment et en fonction du nombre de personnes qui aura accepté que l'on saura s'il y aura des licenciements secs."

Deux magasins LKQ vont fermer en Flandre (Ichtegem et Erembodegem) mais un autre va ouvrir en Wallonie, dans la région de Marche-Rochefort et un au sud de Bruxelles. Le magasin de Namur devrait déménager Naninne.

"Ces négociations ont été longues mais, vu la situation de l'entreprise, cet accord social est un bon compromis pour le personnel qui part et celui qui reste", commente Michel Duby. "Les employés se posent toutefois beaucoup de questions car il pourrait y avoir des changements fonctions à l'avenir", ajoute-t-il.

Le syndicaliste souligne encore que la direction belge de LKQ a envoyé un "message d'apaisement" à destination des organisations syndicales et de ses travailleurs en acceptant la création d'une délégation syndicale au sein de l'entreprise et l'instauration d'un comité de suivi de l'accord social.