Il prévoit une forte réduction des coûts, a précisé la secrétaire adjointe à la Défense chargée des acquisitions, Ellen Lord, lors d'une conférence de presse au Pentagone, à Washington.

Selon Lockheed Martin, ce contrat rencontre et va même au delà des objectifs de réduction des coûts réclamés par le gouvernement américain, avec un prix "de moins de 80 millions de dollars" l'unité pour les F-35 des lots 13 et 14 (portant respectivement sur les années fiscales 2019 et 2020, soit 12,8% de moins que le prix des avions du lot 11.

Dans le même cadre, le "Joint Program Office" (JPO, l'agence du Pentagone qui gère le programme F-35 au profit des différentes composantes de l'armée américaine et des autres pays clients - dont la Belgique, acquéreuse de 34 appareils) a attribué à Lockeed Martin un contrat de plus de sept milliards de dollars pour la production de 114 avions dans le cadre du lot 13. Ils sont destinés à l'US Air Force (48 F-35A), au Marine Corps (vingt F-35B), à l'US Navy (neuf F-35C) et à des clients étrangers: douze F-35A pour la Norvège et quinze pour l'Australie ainsi que huit F-35A et deux F-35B pour l'Italie.

Lancé au début des années 1990, le F-35 - alias "Joint Strike Fighter" (JSF) - est le plus cher des programmes d'armement de l'histoire militaire américaine, avec un coût estimé au total à près de 400 milliards de dollars pour le Pentagone, pour un objectif de près de 2.500 appareils à produire dans les décennies à venir.

La Belgique a décidé à l'automne dernier d'acquérir 34 F-35A pour remplacer à partir de 2023 ses F-16. La facture pour la Belgique s'élève à 3,8 milliards d'euros.