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Londres domine l'Europe en termes de licornes, ces entreprises valorisées à plus d'un milliard de dollars. La capitale britannique pourrait même, dans un futur plus ou moins proche, devancer la Silicon Valley. Elle héberge d'ailleurs déjà plus de licornes du domaine de la fintech, la technologie financière, que San Francisco.

Londres domine l'Europe et pourrait éclipser la Silicon Valley. Avec ses 72 licornes créées entre 2009 et 2019, ces entreprises valorisées à plus d'un milliard de dollars, la capitale britannique a attiré plus de financements que l'Allemagne, la France, la Suède, les Pays-Bas et Israël réunis. Près de 5 milliards de dollars y ont été investis en capitaux à risques lors du premier semestre de l'année 2019.


Au cours du premier volet de l'exercice 2019, quelque 575 millions de dollars ont été levés par Deliveroo lors de rondes de financement, 800 pour la fintech Greensill, 440 pour la banque OakNorth et plus de 200 pour l'entreprise spécialisée dans la fourniture d'énergie Ovo Energy. Et la liste est non-exhaustive.

Plus de fintechs qu'à San Francisco

La capitale anglaise pourrait même, à court ou moyen terme, dépasser la Silicon Valley, où sont réparties près de 31 entreprises fintechs, dont 15 à San Francisco, 7 à Palo Alto et 9 dans le reste de la région de la baie. Avec ses 18 fintechs installées dans le grand Londres, la capitale anglaise a donc d'ores et déjà dépassé San Francisco, longtemps restée le temple des fintechs.


Contrairement à sa rivale américaine, Londres possède de nombreux avantages, explique le magazine Business Insider. À commencer par sa proximité géographique avec de nombreuses universités européennes majeures et centres de recherche, impliquant des facilités à travailler avec les gouvernements et à trouver des capitaux.

D'importantes levées de fonds

En 2019, près de 8,7 milliards de dollars ont été levés lors de levées de fonds à Londres. En légère baisse par rapport aux 9,4 milliards de l'année précédente, mais toujours bien au-dessus des autres grandes puissances européennes que sont l'Allemagne et la France qui plafonnent respectivement pour l'exercice 2018, à 5 et 4,1 milliards de dollars.