Coup de tonnerre dans le ciel liégeois, le directeur de Liege Airport, Luc Partoune, serait bien licencié pour faute grave,... Décision prise à l'issue du Conseil d'administration de Liege Airport qui se réunissait en urgence ce mardi soir. Frederic Jacquet, le directeur général adjoint, occupera la fonction de CEO ad interim, a indiqué l'agence Belga dans le courant de la soirée.

Au centre des débats en effet, il s'agissait "de traiter le rapport et les recommandations du Comité d'audit issus de la 2ème phase de la mission Forensic" menée par Deloitte. Clairement, les heures du CEO de Liege Airport étaient comptées.

Lundi, Jean-Luc Crucke avait indiqué, en commission du parlement régional, avoir adressé un courrier au président et au CEO de Liege Airport afin de faire "toute la clarté" sur la convention conclue entre l'aéroport et la société JCP Conseil de Jean-Claude Phlypo, ancien patron de la Société régionale wallonne de transport public (SRWT) et ex-échevin socialiste à Blégny. Une réponse à ce courrier était attendue pour ce mardi au plus tard, avait-il précisé.

Cette convention de consultance, liée à un montant de de 60.000 euros, aurait été passée sans appel d'offre, ce qu'aurait pointé Deloitte qui mène actuellement une mission d'audit au sein de l'aéroport liégeois. Selon nos sources, une très nette rupture de confiance entre Nethys, actionnaire de Liege Airport et le CEO de Liege Airport, était latente et la mission menée par Deloitte se précisait.

Dans la lettre adressée au président de Liege Airport avec copie à son administrateur délégué, le ministre Crucke engageait notamment les responsables de l'aéroport "à faire la lumière, dans les meilleurs délais, sur les faits évoqués et de me faire rapport écrit pour le 9 février au plus tard. Le cas échéant, il vous appartient également de prendre toute mesure conservatoire utile visant à préserver les intérêts de l'aéroport."

"Je n'hésiterai pas un seul instant, en qualité d'actionnaire, à prendre mes responsabilités, s'il devait apparaître que l'éthique des affaires a été violée", avait averti le ministre.