Le titre de la compagnie aérienne allemande Lufthansa dégringolait lundi à la Bourse de Francfort, plombé par l'aggravation de l'épidémie de coronavirus, qui fragilise fortement le secteur aérien.

Vers 12H10 GMT, le titre du groupe plongeait de 7,8%, à 10,78 euros, soit son plus bas niveau depuis octobre 2016, figurant en queue d'indice Dax lui aussi en forte baisse, de 1,83% à 11.672,65 points.

Depuis janvier, le titre a perdu plus d'un tiers de sa valeur (-34%) et ce plongeon s'est accéléré la dernière semaine de février, avec une baisse de près de 21% sur cinq séances.

Le titre est délaissé par les investisseurs car l'aggravation de l'épidémie de coronavirus entraîne une baisse de la fréquentation des vols.

Mi-février, l'Organisation internationale de l'aviation civile a averti que la nouvelle épidémie pourrait entraîner une baisse de 4 à 5 milliards de dollars des recettes des compagnies aériennes mondiales.

Lufthansa a prolongé lundi les suppressions de vols instaurées pour les pays les plus touchés par l'épidémie (Chine, Iran ou encore Italie, pour une partie d'entre eux).

La compagnie a également précisé qu'elle gèlerait ses embauches, et proposerait plus de congés sans soldes et de temps partiels à ses employés.

L'impact économique global du coronavirus pour les prochains mois "ne peut pas être actuellement estimé", a-t-elle par ailleurs affirmé en fin de semaine, alimentant l'incertitude des marchés.