L'équipementier canadien Magna prévoit la suppression de 10.500 emplois en Europe, dont 4.000 en Allemagne, chez Opel et Vauxhall, dont il va racheter la majorité à l'américain General Motors. Ces chiffres sont un peu plus élevés que les estimations circulant jusque-là.

Le coprésident de Magna Siefried Wolf a confirmé lundi des chiffres parus dans la presse ce week-end. Jusqu'ici, Magna avait indiqué qu'il pourrait supprimer environ 10.000 des 50.000 emplois des anciennes filiales européennes du constructeur américain General Motors (GM). Le CEO de Magna, Siegfried Wolf, a précisé à Francfort, lors de la présentation du salon de l'automobile, que la société allait rechercher des alternatibes pour Opel Anvers.

GM a annoncé jeudi son intention de vendre ses 55% du capital d'Opel à une alliance formée par Magna et la banque russe Sberbank, comme le souhaitait Berlin. Les autorités allemandes estimaient que le plan de reprise de Magna était le mieux à même de préserver des emplois. La moitié des 50'000 salariés d'Opel sont basés en Allemagne.

En mai, les autorités allemandes ont accordé un prêt de 1,5 milliard d'euros à Opel. Elles sont prêtes à verser 4,5 milliards supplémentaires une fois la cession achevée, en novembre. Cette aide prévue du gouvernement allemand à Opel a déclenché lundi une vague de protestations des pays européens où des sites du constructeur sont menacés de fermeture.

La Grande-Bretagne a ainsi demandé à la Commission européenne de s'assurer que la reprise d'Opel par l'équipementier canadien Magna ne favoriserait pas les usines allemandes au détriment de celles des autres pays. Mais Siegfried Wolf a indiqué que le seul site menacé de fermeture était l'usine belge d'Anvers.

L'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt a demandé au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, de s'assurer que l'accord de cession d'Opel ne pénaliserait ni la Belgique ni le Royaume-Uni.