Le ministre britannique du Commerce Peter Mandelson a souhaité lundi que la commission européenne "s'implique" dans les négociations concernant le versement d'aides publiques à Magna, le repreneur canadien d'Opel et de sa jumelle britannique Vauxhall.

"Des négociations difficiles s'annoncent et il est très important que la Commission européenne joue un rôle et s'implique dans ces négociations", a déclaré le ministre au micro de BBC Radio 4. Il a une nouvelle fois critiqué indirectement l'implication de Berlin dans le dossier de la cession d'Opel à Magna, en affirmant que Bruxelles devait veiller à empêcher toute interférence politique en matière d'aides publiques. "La Commission ne doit rien accepter qui ressemblerait à un accord politique, et un quelconque lien entre des aides et le maintien d'emplois dans un pays ou une usine en particulier", a ajouté Lord Mandelson.

Il a insisté au passage sur le fait que les usines de Vauxhall, qui emploie environ 5.000 personens au Royaume-Uni, étaient "très rentables". Le gouvernement allemand a pesé de tout son poids pour que General Motors désigne Magna comme le repreneur de ses marques européennes Opel et Vauxhall, ce qui fait craindre à d'autres pays comme la Belgique qu'il ne cherche à préserver les emplois sur son territoire, au détriment des autres Etats.

Dimanche, la Belgique a reproché ouvertement à l'Allemagne son attitude dans le dossier Opel et s'est concertée avec l'Espagne et la Hongrie, deux autres pays menacés par des licenciements massifs, sur les moyens de contrer Berlin par une approche au niveau européen.