Le petit oiseau bleu de Twitter qui perd toujours de l’argent et qui se traîne en Bourse est en passe de se faire concurrencer par un… éléphant jaune. On connaissait les éléphants roses, en voici donc une nouvelle espèce "tournant" de manière décentralisée (comme les programmes d’échanges de fichiers peer-to-peer) et ouverte (Open Source : le code source est disponible sur le site). Mastodon se présente comme un serveur libre de réseautage social. Libre des plateformes commerciales, car animé par les machines des utilisateurs.

Hélas, le réseau, qui a visiblement suscité l’intérêt des internautes, est victime de son succès puisqu’il est bloqué en raison d’une affluence trop importante, liée sans doute en partie, à la curiosité des visiteurs. Pour s’inscrire, il faut donc passer par… des plateformes répertoriées sur le site de départ.

Quels seraient les avantages de cette initiative sympathique ? Revenir aux idéaux du Web avec la possibilité de partager des infos, des vidéos, des images, disposer d’outils de blocage et de masquage de contenus, être exempté des pubs qui fleurissent sur les autres réseaux sociaux, naviguer en toute discrétion, sans pistage… Techniquement, Mastodon propose un fil chronologique et un standard de 500 caractères par post (appelé "toot"). On peut diffuser ses "toots" à tous vents ou au sein de groupes, et accepter ou non des abonnés.

Et… ça va servir à quoi ce nouveau réseau ? C’est toute la question. Sans réel contrôle, il y a le risque de voir ce drôle d’oiseau (c’est une image) servir de déversoir à stupidités (bravo !) ou de mauvaises idées (hum !). Il y a donc là un nouveau Far West numérique où il conviendra d’être prudent et circonspect. A commencer par utiliser des identifiants et mots de passe bien différents de ceux qu’on a l’habitude de créer. Qui sait de quelle manière ils sont sécurisés…