Mathis André est un jeune Français intallé près de Mons, qui a décidé un jour que l’enseignement traditionnel n’était pas ou plus fait pour lui. Il n’est pas le seul dans son cas, mais lui, il a décidé de devenir programmeur. "J’ai commencé très tôt, vers 12 ans. Je voulais programmer mais j’avais des problèmes en math’à cette époque, et mon père n’y croyait pas trop. Mais il m’a trouvé des cours d’algorithmique. J’ai trouvé ça… ennuyeux, je l’avoue. Mais par la suite, ça m’a beaucoup aidé dans mon travail de développeur"

Parce que le garçon est manifestement doué et, malgré l’absence d’une formation spécifique, il fait preuve d’une grande lucidité sur le marché où il opère comme jeune indépendant, avec l’aide de son père. "J’ai commencé par la réalisation de sites Internet, mais s’il existe toujours un marché pour ce travail, la concurrence y est telle que la pression sur les prix est trop importante. Le marché des apps, j’y suis donc passé par la suite, tant pour iOS que pour Android, et il existe là aussi des opportunités. Mais à suivre les tendances, je me suis trouvé plus à l’aise dans le créneau du développement des chatbots où j’ai déjà quelques clients comme le site "TableBooker" qui a été repris par Resto.be. Je leur ai fourni une solution de chatbot pour la réservation de places de restaurants. Et je cherche à cet égard d’autres clients", nous explique-t-il, se présentant désormais davantage comme un entrepreneur que comme un développeur.

D’où sa démarche vers la presse, très cohérente avec son propos. Explication ? Après un mail lancé à la volée, Mathis m’a proposé de se parler au téléphone : "c’est plus pratique, non ?" C’est ce principe et cette vision, qui sous-tendent le succès des chatbots : la discussion. 

"Ma solution est basée sur le fait que le système de communication le plus efficace et le plus pratique reste cet échange, bien plus convivial que le remplissage d’un formulaire ennuyeux", assure encore Mathis André. "Les robots ne plaisent pas aux gens, ils les effraient un peu. Les "chatbots" permettent un contact plus humain", nous explique-t-il. 

Pour lui, aujourd’hui, le chatbot est une des solutions à la communication en ligne, et il est là pour en profiter et en faire profiter ses clients. "Quand on communique aujourd’hui en ligne, on le fait via Messenger, non ? Ici, c’est la même chose, le chatbot est un agent qui simplifie le travail de l’humain en répondant à des questions de manière humaine sous forme d’une conversation". En cours de modification de son statut civil - pas évident de bosser quand on est mineur, Mathis est bien présent sur le marché du développement, au travers de son site godofweb.eu, dont le nom est révélateur d’une saine ambition. Conversation… à suivre.