Vendredi soir, au début du tsunami boursier qu'a vécu la Belgique, beaucoup se sont demandé pourquoi il avait été fait appel à Philippe Bodson : son seul poste d'administrateur chez Fortis ne suffisait manifestement pas à expliquer sa présence parmi le top des négociateurs.

Une explication circulait, dans les couloirs de la résidence du Premier ministre : Maurice Lippens, vers lequel partaient tous les regards, aurait été victime d'un malaise. Malaise, cardiaque comme indiqué à toute, toute bonne source. Impossible cependant d'avoir la confirmation de cette information. Ni dans sa famille, ni chez Fortis, ni au sein du gouvernement. "Respect de la vie privée !", ont indiqué certains. Celle-ci ne mérite-t-elle pas cependant d'être entrouverte lorsque les intérêts en jeu sont colossaux, comme c'était le cas, vendredi ? Et surtout, lorsque l'absence de la personnalité en question conduit à l'appel à l'aide d'un "sauveur", comme ce fut le cas avec Philippe Bodson ? Un "sauveur" dont il nous est aussi revenu qu'il aurait bataillé ferme avec Didier Reynders.