L’enseigne de jouets Maxi Toys, qui exploite près de 200 magasins en Belgique et en France, est reprise par le groupe français King Jouet, a-t-on appris mardi. Maxi Toys, au bord de la faillite, avait demandé début mai au tribunal de l’entreprise de Mons une protection contre ses créanciers. Le 24 juillet, la famille Gueydon, propriétaire de King Jouet, avait déposé une offre de reprise partielle, sous le nom de New MT ("nouveau Maxi Toys"). Le tribunal de Mons a validé cette offre mardi, ont annoncé par communiqué King Jouet et Alain Hellebaut, le CEO de Maxi Toys.

"Sur un marché du jouet résilient, marqué par la rude concurrence de l’e-commerce et la nécessité de s’adapter aux nouveaux modes de consommation des clients, l’expérience acquise avec King Jouet et nos performances solides valident notre ambition. Ce projet totalement financé permet de préserver des centaines d’emplois, de réinvestir dans les points de vente et s’inscrit pleinement dans notre stratégie de transformation qui reste notre priorité absolue, pour répondre mieux encore aux attentes des clients", a commenté Philippe Gueydon, le patron de King Jouet.

"Réussir la Saint-Nicolas et Noël"

"Notre enseigne était en difficulté mais elle s’appuie sur des bases saines et solides. Son rachat par New MT va lui permettre dans un premier temps de réussir la prochaine saison de Saint-Nicolas et Noël, garantir sa stabilité, lui amener la puissance, la digitalisation et la différenciation qui font le succès de King Jouet", a indiqué pour sa part Alain Hellebaut.

Cette reprise prévoit le maintien de 20 magasins sur 26 en Belgique et de 95 sur 129 en France. Au niveau de l’emploi, 826 postes de travail sur 1 200 sont conservés en Belgique et en France. Plus précisément, en Belgique, 31 travailleurs Maxi Toys sur 169 et 32 Logitoys sur 125 vont perdre leur emploi. La direction actuelle de l’enseigne est assurée de rester en place et de garder son autonomie, tout comme les activités de la centrale belge et de l’entrepôt situé à Houdeng-Goegnies, qui pourront se poursuivre.

Les syndicats vont se battre

Les syndicats de Maxi Toys se disent soulagés mais ils aimeraient qu’un repreneur soit trouvé pour les six magasins non sauvés par King Jouet. Le dossier est dans les mains du tribunal de l’entreprise de Mons jusqu’au 18 novembre. "Nous allons nous battre dans ce sens. En cas de non-reprise des six magasins, la faillite devrait, à terme, être déclarée et on devrait pouvoir avoir recours au Fonds de fermeture des entreprises (pour indemniser les travailleurs, NdlR)", a déclaré Sabrina Gervasi, secrétaire permanente du Setca.