Alors qu'on croyait que la restructuration du groupe MediaMarkt, annoncée début août, ne concernait pas la Belgique, les syndicats ont appris mercredi, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, que la direction avait l'intention de supprimer 450 emplois au Benelux d'ici au 30 septembre 2023, sur un total de 5350 travailleurs.

Il ne s'agit pas là d'un revirement d'idée mais plutôt d'une subtilité temporelle. MediaMarkt ne voulait en effet pas supprimer d'emplois en Belgique cette année, souffle-t-on du côté syndical.

La direction affirme vouloir éviter les licenciements secs, en ne remplaçant pas les départs naturels et en formant les travailleurs visés par cette restructuration à d'autres métiers au sein de l'entreprise. Si son intention de supprimer 450 équivalents temps pleins ne peut être rencontrée avec ces mesures, une procédure Renault de licenciement collectif sera ouverte.

Le management n'a pas précisé à ce stade la ventilation des suppressions d'emplois par pays ou indiqué si des magasins allaient fermer. Elle s'est engagée à communiquer sur ces sujets avec les organisations syndicales pour la fin janvier au plus tard.

"La CNE fera le nécessaire pour éviter les drames et obtenir le plus d'informations possible sur l'impact par magasin et par fonction", déclare Youssef Haddad, délégué MediaMarkt du syndicat chrétien.