La Chancelière allemande Angela Merkel refuse tout traitement spécial en faveur du constructeur automobile Opel au bord de la faillite, jugeant que celui-ci, à l'inverse d'institutions financières, ne présente pas une importance "systémique". Selon la Chancelière, Opel peut par contre, à l'instar d'autres entreprises en difficultés, demander une aide via un nouveau fonds de sauvetage de 100 milliards d'euros, rapporte mercredi le journal allemand Rheinische Post.

La faillite d'une grande institution financière aurait pour sa part un impact systémique en raison de l'effet domino que cela pourrait entraîner. Un sauvetage de la filiale allemande de GM dépendrait en partie d'un deuxième investisseur. Toujours selon le journal allemand, la Chancelière aurait déclaré que le gouvernement allemand ne prendra pas de participation directe dans Opel mais que des prêts ou des garanties d'Etat pouvaient être envisagés