Michel Eeckhout est CEO de Delhaize Belgique depuis le 1er juillet 2007. Bilan de deux ans de fonction.

Qu'avez-vous apporté à l'entreprise ?

Je pense les marques Delhaize ont fortement changé. À l’époque, c’était surtout celles d’Aldi et Lidl qui comptaient. Aujourd’hui, nous en avons six différentes, bien positionnées et avec des objectifs différents. Autre grand défi : on a décidé du plan Excel de réduction des coûts. En l’exécutant, j’ai rencontré beaucoup de professionnalisme. Enfin, je me suis particulièrement attaché à développer les talents et à encourager de nombreux jeunes.

Depuis juillet, vous proposez l'ouverture de vos magasins dès huit heures du matin. Comment avez-vous procédé avec les organisations syndicales, à l'heure où d'autres groupes se cassent les dents sur des changements moins importants ?

Nous avons toujours eu un dialogue social transparent, plein de respect de part et d’autre. Quand on se parle, on peut trouver des solutions.

Delhaize se dit leader du bio en Belgique, mais celui-ci ne représente-t-il pas un marché confidentiel ?

Il ne représente que 3 ou 4 % de notre chiffre d’affaires, mais il a gagné 17 % de parts de marché en 2008. C’est donc un domaine en pleine expansion.

Vous annoncez de nouveaux partenariats dans le cadre de la "carte plus". Lesquels ?

Secret tant que rien n’est signé

Même question, après l'opération Pixar, sur vos projets similaires. On imagine que le suivant est sur les rails ?

Permettez-nous de ne pas communiquer notre politique commerciale. Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous resterons très dynamiques pour attirer de nouveaux clients.

Au même rythme que jusqu'ici, chaque été ?

Je ne peux encore rien dire.

A propos de Carrefour, Pierre-Olivier Beckers qui dirige le groupe Delhaize, avait laissé entendre que si le groupe français quittait la Belgique, il pourrait être intéressé par les magasins. Vous confirmez ?

Si Carrefour part de notre pays, on en reparlera.

Vous venez d'inaugurer un nouveau centre de distribution. Ceux de Colruyt ont été bloqués cet été par les agriculteurs mécontents. Et vous ?

Il y a eu quelques actions, mais rien d’important. Il faut dire que nous attachons beaucoup d’importance au plus grand respect vis-à-vis de nos producteurs et encourageons la production locale.