Il n'y a pas eu en effet de procédure de licenciements collectifs.

Chez Microsoft Belgique, on se refuse à communiquer un chiffre précis, mais selon nos informations, les licenciements porteraient sur une vingtaine d'emplois. « Chaque licenciement est un licenciement de trop, évidemment », nous explique un porte-parole du groupe. « Mais les mesures d'ajustement de l'emploi à la détérioration du climat économique ont été prises au siège de Seattle, et la Belgique est relativement épargnée ». Apparemment, les mesures d'économie ont touché tous les secteurs dans le groupe. D'après une source proche de Microsoft Belgique, « l'entreprise n'a pas pour habitude de procéder à des licenciements de manière dure. Les gens concernés devraient être bien traités... ».

Pour Philipp Vandervoort, Country manager pour la zone Belgique-Luxembourg, les licenciements ont en effet été assortis d'un « package », avec notamment une assistance en matière de recherche d'un nouvel emploi. « Il y a 5 mois, le secteur avait 15.000 emplois à pourvoir. Aujourd'hui, même avec la crise, il y a encore de la demande en la matière ». Si Microsoft Belux se plie aux exigences du groupe, il y a aussi des possibilités de réembauche dans les mois à venir si la conjoncture devait se retourner? « Oui, d'ailleurs nous engageons encore pour certains profils », assure Philipp Vandervoort. Mais aujourd'hui, comme toute entreprise, Microsoft adapte ses besoins humains à l'évolution de son budget. Microsoft Belgique reste une entreprise en croissance, et bénéficiaire, de surcroît.