La Belgique a réalisé ces dernières années des efforts significatifs en matière de lutte contre la corruption d'agents publics étrangers et contre la corruption dans les transactions commerciales internationales, mais des améliorations doivent encore être apportées, a souligné l'OCDE dans un rapport publié lundi.

La Belgique figurait en 2003 au 12e rang des pays exportateurs mondiaux et au 10e rang parmi les pays de l'Organisation de coopération et de développement économique. Les sociétés belges et leurs filiales étrangères sont dès lors exposées à des marchés où le versement de commissions occultes est parfois exigé. Si durant les années 90, la corruption de fonctionnaires publics fut au centre des préoccupations, cette sensibilité semble depuis lors être retombée, souligne le rapport.

L'OCDE met en avant les nombreux efforts réalisés en Belgique, mais regrette que la priorité soit accordée à la corruption interne et demande aux autorités de faire plus d'efforts afin de susciter l'intérêt des entreprises belges à la problématique de la corruption transnationale. Le rapport souligne également l'importance d'une « bonne adéquation entre les objectifs annoncés et les ressources légales, réglementaires et humaines» mises en oeuvre pour les réaliser.

Au sujet des modes de dénonciation, le rapport révèle que les entreprises dénoncent peu et que le cadre légal et réglementaire ne favorise pas la dénonciation de pratiques condamnables. Il faut donc sensibiliser les personnes et administrations susceptibles de signaler ces faits mais aussi mieux protéger les «donneurs d'alerte».

© La Libre Belgique 2005