"L'objectif fondamental est qu'ils y investissent", a dit Mme Milquet sur Bel RTL, soulignant que le groupe représente environ 15.000 emplois.

Elle veut par ailleurs "diminuer au maximum les pertes d'emploi" dans le cadre de la restructuration annoncée mardi, mais aussi oeuvrer au replacement des travailleurs licenciés. "Ce n'est pas parce qu'un magasin ferme que l'emploi va disparaître", a-t-elle dit, puisque d'autres enseignes de la grande distribution engagent du personnel.

Mme Milquet a par ailleurs épinglé "le manque de stratégie commerciale" de Carrefour. "Ce sont des travailleurs qui vont payer des erreurs de gestion et de marketing", a-t-elle déploré.

Interrogée sur l'impuissance de la classe politique, elle a confessé que le gouvernement belge n'avait que peu de leviers face aux décisions des multinationales. "C'est pourquoi nous avons besoin de plus d'Europe", a-t-elle dit.

Invité de Matin Première sur la RTBF, le ministre wallon de l'Emploi, André Antoire (lui aussi cdH), s'est lui aussi interrogé sur la stratégie passée et future de Carrefour. "Est-ce que, oui ou non, Carrefour veut rester en Belgique? Et avec quel type de présence et de personnel?"

Il craint que le groupe ne supprime in fine plus que les 1.672 postes annoncés. "Il n'est pas exclu que l'on parle de 2 à 3.000 emplois", a-t-il dit.