L'entreprise liégeoise Mithra a comblé sa perte nette au premier semestre à 33,9 millions d'euros contre 89,7 millions d'euros à la même période l'an dernier. Le chiffre d'affaires a baissé à 2,5 millions d'euros contre 19,6 millions d'euros au premier semestre 2019. L'entreprise explique cette diminution par le fait qu'aucun chiffre d'affaires additionnel sur les contrats précédemment signés n'a été comptabilisé. D'autre part, aucun partenariat significatif n'a été signé au cours du premier semestre 2020.

La société spécialisée dans la santé féminine devrait collecter 349 millions d'euros en cash supplémentaires dans les prochaines années dans le cadre de contrats déjà signés pour sa pilule contraceptive Estelle. Des revenus supplémentaires sont attendus pour les futurs accords de licence et d'approvisionnement, notamment en Amérique Latine, explique la société jeudi dans un communiqué.

Le produit phare de Mithra, dont le lancement commercial est prévu au premier semestre 2021, pourrait être le premier contraceptif oral combiné à base d'un œstrogène respectueux de l'environnement, comme l'a démontré une étude d'évaluation des risques environnementaux.

Le lancement commercial de l'anneau vaginal Myring a été effectué plus tôt cette année aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne, le plus grand marché européen. "Myring est aujourd'hui commercialisé dans 6 pays, ce qui représente un marché total de 40 millions d'euros, soit 4,7 millions d'anneaux par an. Des accords ont déjà été conclus pour 37 pays à ce jour. Nous attendons aussi avec impatience l'approbation de Myring par l'agence américaine des médicaments (FDA), qui est attendue prochainement", explique le CEO François Fornieri.

"Grâce à l'engagement continu de l'équipe Mithra, nous avons pu rester sur la bonne voie pendant toute la durée de la pandémie de Covid-19, en assurant la continuité de la production et la préparation du stock de sécurité en vue d'une livraison ultérieure aux partenaires."