La biotech Moderna, qui a développé un vaccin reposant sur la technologie novatrice de l'ARN messager comme Pfizer/BioNTech, a également revu à la hausse ses anticipations pour 2021 et espère désormais pouvoir fournir entre 800 millions et 1 milliard de doses cette année, a-t-il précisé dans un communiqué.

Dans le détail, Moderna a notamment l'intention d'investir dans les installations du groupe suisse Lonza, l'un des grands fournisseurs de l'industrie pharmaceutique, et de l'espagnol Rovi, qui réalise la mise en flacons.

Le montant de ces opérations, financées par la trésorerie du groupe, n'a pas été divulgué.

"Nous voyons que le virus se propage rapidement, nous voyons que le virus est en train de muter, nous voyons des nouveaux variants qui apparaissent. (...) Nous devons prendre les devants pour être prêts si besoin est d'une troisième dose de rappel", a souligné jeudi le directeur Europe de Moderna, Dan Staner, sur la chaîne publique suisse RTS 1.

Lignes supplémentaires

Ces investissements commenceront à produire leurs effets fin 2021 et début 2022.

Ainsi, Lonza a annoncé jeudi matin qu'il allait installer trois lignes de production supplémentaires sur son site de Viège (dans le canton suisse du Valais), permettant ainsi de doubler la production de substances destinées à la fabrication du vaccin de Moderna.

En début de semaine, Sanofi, qui travaille encore sur son propre vaccin, avait en outre révélé qu'il allait mettre en flacon jusqu'à 200 millions de doses du vaccin de Moderna contre le Covid-19, afin de satisfaire la demande mondiale.

Pour ce faire, le laboratoire français va mettre les infrastructures de son site américain de Ridgefield (New Jersey) au service de la biotech pour "les opérations de remplissage et finition jusqu'à 200 millions de doses" à partir de septembre.