Olivier Bonhivers, du cabinet Modrikamen, a confirmé l’information parue dans "L’Echo" vendredi. "Nous avions hésité à agir contre Fortis car nous considérions que cela affaiblirait le groupe financier, dont nos clients sont justement actionnaires", explique Me Bonhivers. "Mais à partir du moment où une instruction est en cours et où certains se sont déjà constitués parties civiles (voir LLB 14/1, ndlr) , nous avons décidé de le faire aussi." Bref, si Fortis doit un jour payer des dommages et intérêts aux actionnaires, mieux vaut faire partie de ceux qui auront réclamé un dédommagement, sans quoi on paierait pour les autres, en quelque sorte. Sur le fond, le dossier pénal instruit par le juge Burm porte sur la période qui a précédé le démantèlement du groupe, auquel des manquements aux règles d’information des actionnaires sont reprochés. Cette procédure au pénal - où Modrikamen réclame 3 euros de dédommagement par action - n’empêche pas l’avocat de poursuivre son combat au civil, où il réclame des dommages et intérêts aux acteurs du démantèlement, à hauteur de 4 euros par action à l’Etat belge et BNP Paribas et de 5 euros aux Néerlandais. Toutes procédures confondues, l’avocat réclame donc 12 euros de dommages et intérêts par action.