A peine 18,6% des membres des organes dirigeants des sociétés cotées européennes sont des femmes, alors qu'elles représentent environ 60% des diplômés universitaires, ressort-il de chiffres publiés mercredi par la Commission européenne. La proposition de législation européenne visant à améliorer l'égalité au sein de ces organes dirigeants en Europe est toujours en cours d'examen. En avril 2014, la part moyenne des femmes dans les organes dirigeants des plus grandes sociétés cotées en bourse enregistrées dans les États membres de l'UE-28 a atteint 18,6%, indique la Commission européenne. C'est légèrement mieux que l'année d'avant (17,8%), mais encore très loin de l'objectif de 40% de membres du sexe sous-représenté parmi les administrateurs non exécutifs, fixé par l'ancienne commissaire européenne Viviane Reding pour 2020.

L'initiative européenne a cependant eu un effet sur cette représentation des femmes, bien que leur présence dans les plus hauts postes décisionnels (PDG) reste presque anecdotique (3,3%). La proportion de femmes au sein des instances dirigeantes est passée de 11,9% en octobre 2010, au lancement de la stratégie pour l'égalité des femmes et des hommes 2010-2015, à 18,6% en avril 2014, quelques mois après que le Parlement européen a largement soutenu la proposition législative de Mme Reding.

La Belgique se situe dans la moyenne européenne, avec 18% de femmes dans les organes dirigeants. Les bons élèves sont la Lituanie (31,4%), la France (30,4%) et la Finlande (28,6%); à l'autre extrême, on retrouve Malte (2,7%), la République tchèque (6,9%) et l'Estonie (7,2%).

Plusieurs études suggèrent pourtant que les entreprises ayant une plus forte représentation des femmes aux niveaux les plus élevés connaissent une meilleure performance organisationnelle et financière, rappelle la Commission.