La crise du coronavirus touche durement le secteur du voyage.

Le réseau belge d’agences de voyages Neckermann demande une protection de trois mois contre ses créanciers, ce qui devrait lui donner un peu plus de temps pour trouver un soutien financier et renégocier avec ses créanciers les dettes causées par la crise du coronavirus. "Ce n'est pas un aveu de faillite", souligne Laurent Allardin, CEO de Nerckermann.

Cette requête pourrait sauver l’emploi des 180 collaborateurs de Neckermann et, par extension, préserver tout le secteur belge du voyage d’importantes pertes d’emploi.

Après d’excellents résultats en début d’année, l’entreprise a été touchée de plein fouet par la première crise du coronavirus puisque les Belges ne pouvaient plus voyager.

"La réouverture des frontières au mois de juin et les premières semaines de juillet ont apporté un moment de répit, mais le nombre croissant de contaminations, la communication peu claire des autorités et la confusion autour des codes de couleur ont fait chuter les ventes", explique l'entreprise.

Au mois de juin, Neckermann a obtenu un prêt de 2,3 millions d’euros, garanti par la Société régionale d’investissement de Wallonie (SRIW) et son homologue flamande PMV. Ce prêt devait lui permettre de survivre à la première vague de coronavirus jusqu’au mois de septembre. 

Neckermann compte 59 agences de voyage dans notre pays. Celles-ci fermeront dès lundi prochain toutes leurs portes. Elles rouvriront dès que les Belges pourront à nouveau voyager. Neckermann compte 180 collaborateurs, dont la plupart sont désormais au chômage temporaire. Un petit noyau va assurer la continuité de l’entreprise au cours des prochains mois.