L'organisation de voyages est en difficulté maintenant que l'actionnaire espagnol Wamos ne peut plus remplir ses obligations financières. Neckermann, qui compte encore 50 succursales, doit ainsi déterminer un plan d'avenir viable ce mois-ci, sous peine d'une nouvelle faillite. Et ce plan pourrait inclure un nouvel acteur...

Le PDG Laurent Allardin est donc en négociation avec Wamos et sa société sœur Nautilia pour obtenir une augmentation de capital : "Mais nous parlons aussi à une tierce partie qui est intéressée par notre projet et qui croit en la marque Neckermann et en son personnel". Il s'agirait d'une société de capital-investissement qui n'est pas encore active dans le secteur du voyage. Aucun accord final n'a été conclu, mais M. Allardin a parlé de négociations "positives".

3,5 millions d'euros pour survivre

Neckermann a besoin de 3,5 millions d'euros pour survivre. Et il y a deux scénarios possibles. "Soit nous restons avec notre actionnaire actuel", dit M. Allardin, "soit nous allons chez un autre actionnaire". Wamos a déjà injecté 4 à 5 millions dans la société belge Neckermann depuis le rachat et a offert des garanties financières. Mais début février, une tranche financière d'un million d'euros a été retardée.

L'actuel Neckermann tente de se relancer depuis 2019, après la faillite de la société mère britannique Thomas Cook. La plupart de ses magasins belges ont pu rester ouverts grâce à un engagement de Wamos, un acteur majeur du tourisme espagnol. Mais la crise du coronavirus l'a laissée mal en point, et à la fin de l'année dernière, un rééchelonnement de la dette a été mis en œuvre.

Il est urgent de trouver une solution pour l'entreprise, car la date d'expiration de certains bons de voyage approche. Test-buy a d'ailleurs appelé hier les possesseurs de ces bons à les convertir en réservations. Neckermann cherche avec détermination un nouveau cadre financier et un projet à long terme pour garder la tête hors de l'eau, tandis qu'un comité d'entreprise se tiendra le 22 février prochain.