Les syndicats ont rompu les discussions avec la direction de Lidl, insatisfaits de sa proposition.

Les négociations se poursuivent dans la grande distribution, avec comme enjeu de meilleures conditions de travail et de rémunération pour le personnel. Après Delhaize mercredi, un accord final a été trouvé vendredi chez Aldi, qui améliore celui conclu lundi par les syndicats et la direction.

Par contre, ça coince du côté de Lidl, fait savoir la CNE vendredi. Dans un tract, le front commun syndical souligne que si Lidl a été élu en 2020 et pour la seconde année consécutive "Top employer", "malheureusement, ce n'est pas à la hauteur de ce titre que la direction de Lidl nous a présenté ses propositions visant à offrir à ses travailleurs des compensations dans le contexte de la crise du coronavirus".

Les syndicats les jugent "insuffisantes" et "à des années-lumière de ce qu'offrent d'autres enseignes à leur personnel". Le front commun a décidé de ne même pas les présenter aux employés et annonce une interruption dans les négociations. Les représentants du personnel attendent maintenant de la direction de Lidl de nouvelles propositions.

On attend encore l'avis du personnel de Mestdagh sur le préaccord conclu en cette fin de semaine avec les syndicats.

Direction et syndicats de Match négocient encore.

Pour Cora, le syndicat chrétien annonce des mesures “acceptables” proposées par la direction. Elles sont soumises au personnel et un accord devrait survenir lundi.

Chez Carrefour, ce vendredi matin a été agité, avec le débrayage spontané dans neuf magasins, un accord est trouvé avec les syndicats mais la CNE ne l'officialisera que lundi.

Du côté de Colruyt, les discussions reprendront lundi.