Le comité fédéral de la Centrale générale-FGTB, la plus grande centrale des ouvriers du pays, a rejeté, mardi, à 78% l'accord sur le projet d'accord interprofessionnel (AIP) pour la période 2019-2020, indique la FGTB dans un communiqué. "Pour notre centrale, la solidarité est depuis toujours un élément fondateur de tout AIP. Nous représentons des secteurs forts mais aussi des secteurs dits 'faibles', où il est quasiment impossible d'obtenir quelque avancée que ce soit pour les travailleurs. Si ce n'est grâce à un bon AIP. Or, à l'analyse du projet, force est de constater que celui-ci ne pourra en aucun cas remplir cet objectif", clame le comité fédéral.

"Des études montrent que le salaire minimum devrait s'élever à 14 euros brut de l'heure (2.300 euros/mois) pour couvrir les besoins élémentaires d'une famille. Et quelle est la proposition sur la table ? Une augmentation de 10 cents du salaire minimum horaire. C'est une véritable gifle pour tous ceux qui ne s'en sortent plus. Une aumône qui ne résoudra rien", estime la centrale.

La Centrale générale relève toutefois des points positifs notamment pour les fins de carrière. "Mais ces éléments ont été immédiatement remis en cause par différents (ex)partis du gouvernement", nuance-t-elle.

Le projet d'accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020 fixe à 1,1% la marge maximale d'évolution du coût salarial pour la période 2019-2020 et ce, en plus de l'indexation des salaires.

Le texte recommande notamment aux secteurs et entreprises, lors des négociations qui interviendront pour la concrétisation de cette marge, de tenir compte "au maximum de la situation économique spécifique du secteur et/ou de l'entreprise, du maintien et de la création d'emploi et de la compétitivité."