Syndicats et direction de Volkswagen Forest ont entamé vendredi après-midi, vers 14h30, les négociations sur le montant des primes de licenciement et de départ pour les salariés du site.

Les syndicats espèrent des primes aussi élevées que possible. Pour eux, la question est cruciale parce qu'elle déterminera en partie le nombre de licenciement secs qui auront lieu.

Mercredi, les partenaires sociaux s'étaient déjà rencontrés et la direction s'était alors engagée à soumettre ce vendredi une proposition portant sur les primes de départ volontaire.

"La direction a déjà évoqué plus tôt un maximum de 22.000 euros, mais pour nous c'est trop peu", a indiqué Jan Vanderpoorten (FGTB), peu avant la rencontre. Les syndicats ont déjà fait savoir qu'ils visaient des primes aux "normes allemandes", soit quelque 200.000 euros.

"Ce sera sans doute un montant situé entre ces deux extrêmes", ajoute le syndicaliste qui espère également obtenir de plus amples informations sur le niveau de la production en 2007 et l'arrivée de l'Audi A1 sur le site forestois.

Mais les syndicats entendent se concentrer pour l'heure sur le sort de ceux qui devront quitter l'entreprise dans l'immédiat. "Plus la prime que nous conclurons sera élevée, plus il y aura de gens qui voudront quitter l'entreprise et moins il y aura de licenciements secs", ajoute encore M. Vanderpoorten.

"Nous visons en outre la même prime pour tout le monde. Il ne devrait pas y avoir de différence entre ceux qui partent volontairement et ceux qui devront partir", précise-t-il. Auparavant, syndicats et direction s'étaient déjà entendu pour dire que tous ceux qui ont quitté l'entreprise depuis le 21 novembre bénéficieront de la même prime.

Pascal Van Cauwenberghe (CSC) espère de son côté obtenir plus d'informations sur le registre dans lequel peuvent s'inscrire les candidats au départ volontaire.

"Cela nous permettra peut-être d'avoir une image de la situation actuelle. J'ai déjà entendu parler de gens qui ont trouvé du travail ailleurs", explique-t-il.

A propos du présidium qui a eu lieu jeudi en Allemagne, Jan Vanderpoorten a encore indiqué que le "principe de solidarité entre usine y avait été réaffirmé, ce qui veut dire que d'autres sites cèdent de la production aux sites dans le besoin".

"Il faut voir comment cela va se traduire dans les faits", a ajouté Pascal Van Cauwenberghe.