Elles ne contiennent cependant pas de recapitalisation de la société mais sont basées sur des formules de réassurance destinées à ramener le ratio de solvabilité aux niveaux requis par la Banque nationale de Belgique. L'activité d'Integrale se concentre presque exclusivement sur les assurances-groupe et assurances-vie. Face à un rendement très faible, l'assureur est particulièrement vulnérable. En 2020, son ratio de solvabilité - qui indique le montant des capitaux propres dont elle dispose par rapport à ses engagements en cours - a d'ailleurs chuté sous les 100%. Une recapitalisation était donc nécessaire.

Mi-juillet, l'entreprise avait indiqué compter, dans son plan de rétablissement déposé auprès de la Banque nationale de Belgique (BNB), sur l'arrivée d'un nouvel actionnaire pour sa recapitalisation, s'appuyant aussi sur le constat que "son actionnaire principal (Nethys, NDLR) a entamé un processus de vente de sa participation dans Integrale qui conduira à un renforcement actionnarial". Elle attend dès lors qu'un candidat-actionnaire réinjecte des capitaux. Le plan comportait également des actions managériales de réduction de risque.

La Banque nationale avait cependant refusé ce plan car les mesures présentées n'assuraient pas que le processus de vente soit concrétisé dans un délai permettant de répondre aux dispositions de la législation en matière d'exigence de capital. Elle avait donné à Integrale jusqu'au 30 septembre pour répondre aux exigences et demandé à être informée régulièrement sur l'état d'avancement des négociations avec les repreneurs potentiels.

Les deux offres sur la table ne contiennent finalement pas de recapitalisation de la société mais sont basées sur des formules de réassurance destinées à ramener le ratio de solvabilité aux niveaux requis.

Le conseil d'administration a décidé de continuer à travailler, en collaboration avec les actionnaires d'Integrale, sur les solutions à remettre à la BNB pour le 30 septembre prochain, conclut l'assureur liégeois.