Un nouveau conseil d'administration aura lieu le 16 décembre afin de se prononcer sur les trois offres de reprise -et non plus quatre- actuellement sur la table et décider si l'entreprise peut continuer à exister sur base de celles-ci. Une autre assemblée générale se tiendra ensuite le 23 décembre et statuera sur les décisions qu'aura prises le CA.

Integrale a un besoin urgent de capital supplémentaire car l'entreprise ne répond plus aux exigences de solvabilité de la Banque nationale (BNB). Son ratio de solvabilité - qui indique le montant des fonds propres dont l'assureur dispose pour faire face à ses engagements - est passé sous la barre des 100% au début de l'année.

Après un plan de relance précédemment rejeté par la Banque nationale, Integrale avait jusqu'au 27 octobre pour réagir à ce refus de l'autorité de surveillance. Ce que l'assureur a fait fin octobre en soumettant à la BNB et aux actionnaires la proposition d'un candidat repreneur, qu'il avait reçue en dernière minute. Depuis lors, quatre offres de reprise au total sont arrivées sur la table.

Mi-novembre, un commissaire spécial chargé d'encadrer le processus de reprise des participations de l'entreprise avait ensuité été nommé par la BNB.

Le 24 novembre, le conseil d'administration avait décidé à l'unanimité de proposer à l'assemblée générale du 8 décembre la poursuite des activités "sous la condition de l'aboutissement favorable des offres d'ici au 15 décembre 2020".

Désormais, il n'est donc plus question que de trois offres de reprise. D'ici au 16 décembre et la tenue d'un nouveau CA, le processus de négociation et les discussions sur les offres se poursuivront, indique l'assureur mercredi.

"Contrairement à ce que certains journaux ont pu laisser sous-entendre, aucun dossier formel n'a été présenté à la Banque Nationale de Belgique et son processus d'évaluation n'a pas été entamé", souligne encore Integrale.

L'entreprise conteste par ailleurs certains messages parus dans la presse mentionnant une accusation de risque de blanchiment d'argent. "Ces accusations ne se fondent sur aucun élément juridique, ne sont pas vérifiées auprès de l'entreprise elle-même, portent préjudice au bon déroulé des opérations de reprise et véhiculent de mauvaises informations auprès des 150 employés de l'entreprise, de ses 6.000 clients et de ses 170.000 affiliés", conclut-elle.