Le sidérurgiste japonais Nippon Steel pourrait éventuellement empêcher l'OPA hostile du numéro un mondial de l'acier Mittal Steel sur le numéro deux Arcelor, affirme dimanche le quotidien nippon Yomiuri Shimbun.

Selon le Yomiuri, Arcelor et Nippon Steel, qui ont signé un accord de partenariat en janvier 2001, ont prévu une clause spéciale susceptible de protéger le groupe européen contre l'offre hostile lancée par Mittal.

Cette clause permet notamment à Nippon Steel d'opposer un veto à toute tentative d'Arcelor d'utiliser la haute technologie que le groupe japonais met à sa disposition en cas d'acquisition par une tierce compagnie, précise le Yomiuri, citant des «sources » non identifiées.

Une telle clause --prévue en cas de «changement de contrôle »-- pourrait amoindrir l'appétit de Mittal, incapable d'exploiter les développements technologiques nippons, pour Arcelor, estime le quotidien nippon.

Le PDG de Nippon Steel, Akio Mimura, s'est entretenu le 2 février dernier à Paris avec le président d'Arcelor Guy Dollé dans le cadre d'une réunion programmée des industriels de la profession.

Lors de cette rencontre, le groupe européen n'a pas demandé à son partenaire nippon de voler à son secours pour contrer l'OPA de Mittal, assure le Yomiuri.

De son côté, Nippon Steel, numéro trois mondial de l'acier, n'a pas l'intention de jouer le «chevalier blanc » pour Arcelor, selon la presse japonaise.

Le groupe Mittal, société de droit néerlandais dirigée par l'homme d'affaires indien Lakshmi Mittal, a lancé une offre publique d'achat de 18,6 milliards d'euros sur Arcelor, considérée comme hostile par le groupe européen.