Le numéro 1 mondial des téléphones portables, Nokia, a présenté jeudi des résultats trimestriels globalement en hausse, malgré un bénéfice net plombé par les coûts liés à la fermeture de son usine en Allemagne, et se dit plus optimiste pour la croissance du marché des portables. Le titre Nokia a terminé jeudi en hausse de 7,87 pc à 17 euros à la Bourse d'Helsinki, dans un marché en hausse de 2,55 pc. Dans le sillage du Finlandais, le titre Ericsson a terminé en hausse de 6,24 pc à 69,80 couronnes dans un marché en hausse de 3,82 pc.

Pour la période avril-juin, le géant finlandais des portables a dégagé un bénéfice net en repli de 61 pc à 1,1 milliard d'euros contre 2,8 milliards un an plus tôt sur un chiffre d'affaires en hausse de 4 pc à 13,151 milliards, selon un communiqué financier. Le groupe précise que hors éléments exceptionnels (notamment 259 millions d'euros de coûts liés à la fermeture de l'usine de Bochum en Allemagne), le bénéfice net s'inscrit en hausse de 8 pc. "Nokia a gagné des parts de marchés et une rentabilité solide au cours du trimestre", a commenté Olli-Pekka Kallasvuo, patron de Nokia, cité dans le communiqué. "En ce qui concerne le reste de l'année, nous sommes optimistes et nous avons eu un bon retour concernant notre ligne de produits à l'étranger que nous prévoyons de vendre dans notre division portables", a-t-il ajouté. Lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, il a expliqué que le groupe avait "plein de nouveaux produits à venir, nous sommes très enthousiastes".

Parts de marché : 40 pc

Près de quatre GSM sur dix vendus dans le monde sont désormais de la marque, indique le groupe finlandais. Fin juin, le groupe détenait en effet 40 pc de parts de marchés contre 38 pc un an plus tôt et contre 39 pc à la fin du premier trimestre. Nokia a en outre vendu 122 millions de portables entre avril et juin, en hausse de 21 pc en glissement annuel et de 6 pc par rapport au trimestre précédent. Le prix moyen de vente a continué de s'éroder au deuxième trimestre et ne s'élève plus qu'à 74 euros contre 79 euros au premier trimestre. Environ 40 pc de ce déclin sont dus au taux de change défavorable. (AFP, Belga)