16h13 Jan Michiel Hessels vient de clôturer la séance. Ainsi s'achève l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Fortis holding. Le vote le plus retentissant est évidemment le rejet du transfert de 50 pc + 1 action de Fortis Banque à l'Etat belge. 49,74 pc des actionnaires ont voté pour.

On retiendra aussi la nomination de Georges Ugeux, Jan Zegering Hadders et Jozef De Mey au conseil d'administration de Fortis. "Félicitations à ceux qui ont obtenu ce qu'ils voulaient obtenir", a lancé en guise de conclusion Jan-Michiel Hessels, président démissionnaire de Fortis. "Et bonne chance à ceux qui composeront le nouveau conseil d'administration." A noter que, pour être valablement constitué, ce conseil devra encore attendre les votes de l'assemblée générale de Fortis à Utrecht qui aura lieu vendredi. Il faudra que Georges Ugeux et Jan Zegering Hadders y obtiennent aussi la majorité pour pouvoir siéger comme administrateurs. Pour rappel, il faut qu'au moins trois administrateurs soient élus pour que le conseil puisse fonctionner. Pour l'instant, le conseil ne comporte qu'un seul membre non démissionnaire, élu valablement lors des AG des 2 et 3 décembre dernier : Karel De Boeck. Les autres administrateurs sont démissionnaires. L'assemblée générale d'Utrecht sera donc également à suivre attentivement.

16h08 La candidature du Néerlandais Jan Zegering Hadders, candidat présenté par Deminor et VEB, a été approuvée à 93,08 pc du capital représenté à l'assemblée générale des actionnaires. C'était le dernier vote du jour, étant donné la défection des autres candidats administrateurs en raison du "non" à la cession à l'Etat et à BNP Paribas.

16h05 La candidature de Dirk van Daele, candidat de Deminor et VEB, au poste d'administrateur de Fortis a été rejetée par l'AG : il n'a réuni que 41,12 pc du capital représenté à l'assemblée. "Surprenant", a réagi le président Hessels, rejoint par de nombreux observateurs.

15h54 La candidature de Georges Ugeux comme administrateur de Fortis a été approuvée à 56,75 pc du capital représenté à l'AG.

15h47 En nombre de voix, la quantité d'actions qui a manqué à la direction de Fortis pour obtenir le feu vert des actionnaires pour le transfert d'actifs à l'Etat belge (et à BNP Paribas) est de 1,38 million d'actions sur un total de 511,4 millions d'actions représentées. C'est un écart lilliputien pour un vote aussi crucial concernant un groupe tel que Fortis.

15h41 Vote sur les administrateurs: Jozef De Mey (ex-patron de Fortis Insurance) présenté par l'assureur chinois Ping An est élu à 91,42 pc

15h40 " Les actionnaires se sont exprimés en totale liberté. Je pense que c'est une victoire de l'Etat de droit. J'appelle l'Etat à ouvrir un dialogue avec les actionnaires de Fortis", a réagi à chaud Me Modrikamen après le vote. Pour lui, il est exclu, comme l'affirme la circulaire destinée aux actionnaires que Fortis Holding prenne en charge une partie du portefeuille de crédits structurés.

15h37 Le vote sur le transfert de 50 pc + 1 action de Fortis Banque à l'Etat belge, rejeté par l'AG, a été très serré : des actionaires représentant 49,74 pc du capital de Fortis ont voté en faveur de cette transaction. La différence avec ceux qui ont voté contre et l'ont emporté est donc infime.

15h35 La première partie de l'assemblée est donc clôturée. Le rôle des experts en tant que présidents de ce premier volet de l'AG est terminé. Jan-Michiel Hessels reprend la présidence de l'assemblée pour procéder à la suite de la réunion.

15h29 Cela n'a donc aucun sens de voter sur les points 2.8 et 2.9, dit Hessels, puisque ce vote rend impossible que l'Etat belge vende la banque à BNP, ce qui sous-tendait la transaction sur l'assurance belge.

15h27 La résolution 2.6, qui prévoit de passer au vote sur la résolution 2.7, est approuvée.

15h26 La résolution 2.5, qui prévoit la vente des activitées de banque et d'assurance néerlandaises de Fortis l'état néerlandais, est rejetée.

15h23 La résolution 2.4, qui prévoit de procéder un vote sur la résolution 2.5, est approuvé.

15h19 511.419.709 actions sont représentées à l'assemblée générale extraordinaire, vient d'annoncer Guy Horsmans, le co-président du collège des experts qui préside l'AG. Ce qui représente 20,32 pc du capital de Fortis.

15h07 Intervention d'un représentant de l'association néerlandaise VEB ("vereniging van effectenbezitters" ou association des détenteurs d'actifs), qui dit représenter 30.000 investisseurs détenant 10 millions du capital du groupe Fortis. Avant de voter, il "appelle à la raison : il ne s'agit pas de Jan-Michiel Hessels ou de Karel De Boeck mais bien des actionnaires et de Fortis", souligne-t-il. "Nous voterons contre la première résolution (transfert d'actifs aux Pays-Bas, ndlr) mais, concernant les points 2.7 et 2.9, ce n'est pas un choix facile. Les transactions avec l'Etat belge et BNP ont le mérite d'offrir des perspectives à la banque et au holding qui redeviendrait ainsi une compagnie d'assurance sérieuse", conclut-il, précisant qu'il voterait donc "oui" à ces deux questions.

14H50 Guy Horsmans, co-président du collège d'experts qui préside l'assemblée, vient d'informer les actionnaires que Fortis Banque renonce à sa demande de voter par le biais de ses 125 millions d'actions qu'elle détient via l'opération CASHES.Inutile de préciser que cette précision donnée par M. Horsmans a entraîné une longue salve d'applaudissements dans le public...

14H40Cela discute ferme du côté des avocats à propos de la demande de Fortis Banque ( à quasi 100 pc dans les mains de l'Etat belge) d'utiliser les 125 millions d'actions (via l'instrument Cashes) pour voter.

Il semblerait que Fortis Holding (conseillé par l'avocat Jean-Marie Nelissen Grade) se prononce contre la demande de Fortis Banque qui est considérée comme un coup de force de l'Etat belge. Guy Hormans rappelle que seule l'assemblée est disposée à se prononcer.

Un actionnaire s'en prend à Karel De Boeck dont il affirme qu'il ne mérite plus de siéger comme administrateur délégué de Fortis. Il va jusqu'à lui demander s'il a des compétences pour exercer cette mission et "si oui, lesquelles". Il réclame la démission de De Boeck. Il s'indigne du salaire élevé de Karel De Boeck, "payé 800.000 euros pour jouer au fossoyeur"...

Le président Hessels répond que Karel De Boeck a été valablement élu lors de l'assemblée précédente (19 décembre). Huées de l'assemblée dont une partie clame "De Boeck démission !".

Guy Horsmans reprend la parole et rappelle que c'est la cour d'appel qui a décidé de la convocation de cette assemblée. Il suggère de passer au vote après les trois prochaines questions. Il souligne que c'est l'assemblée qui décidera si elle veut voter ou non.

14H30 Etant donné le grand nombre de personnes qui souhaitent encore poser des questions parmi les actionnaires, Guy Horsmans, co-président du collège des experts, propose de retarder le vote à 15h. La séance de questions et réponses se poursuit donc.

14H05 L'heure du vote approche. Mais le planning ne sera manifestement pas respecté car des actionnaires ont encore beaucoup de questions. L'un d'entre eux vient de poser des questions sur la valorisation de Fortis Banque.

Il conteste cette valorisation dans le cadre de la transaction avec l'Etat belge et BNP Paribas. "Fortis Banque a été sous-évaluée de 5 milliards d'euros", affirme-t-il, disant se baser sur le rapport des experts.

L'un des membres du collège d'experts, André Kilesse, lui répond que l'on ne peut pas comparer la valorisation des actifs de Fortis entre le premier week-end où le sort de Fortis s'est joué (fin septembre) et celle du deuxième week-end (début octobre). Kilesse dit ne pas vouloir entrer dans les détails, sans quoi il faudrait une demi-heure d'explications.

13H35 Les opinions des actionnaires, qui continuent à prendre la parole pour poser des questions en ce moment, ne vont pas toutes dans le sens du "non" aux résolutions soumises à l'assemblée générale de Fortis.

Ainsi, un actionnaire évoque une autre possibilité pour le vote. Il annonce qu'il votera "non" à la convention avec les Pays-Bas mais "oui" aux deux autres résolutions (transactions avec l'Etat belge et BNP Paribas) car il "préfère conserver trois euros dans sa poche aujourd'hui qu'éventuellement quelques chose d'autre demain". Huée de certains actionnaires. "Si je suis un minable, d'accord, mais au moins, j'aurai sauvé une petite partie de mon patrimoine", conclut-il.

Un représentant de plusieurs petits porteurs rencontré dans les travées de l'AG explique qu'il pense que le "oui" l'emportera. Non seulement parce que VEB (l'association néerlandaise des détenteurs d'actifs) a annoncé un vote favorable aux résolutions, mais aussi parce que, même parmi les petits porteurs présents ce mercredi, beaucoup ont été effrayés par les arguments de la direction de Fortis et de l'Etat belge. Ce représentant de plusieurs centaines d'actionnaires souligne que la logique du gouvernement est de passer en force, "comme le prouve la tentative d'exercer un vote via les actions de Fortis Banque liées à l'opération CASHES", indique-t-il.

Le suspense devrait prendre fin dans environ une demi-heure, moment où les actionnaires devraient commencer à voter sur les transferts d'actifs de Fortis.

13H20 Modrikamen appelle à voter trois fois non

L'avocat Me Modrikamen qui représente 2300 actionnnaires (environ 0,6 pc du cpaital) vient de prendre la parole. Il a expliqué pourquoi il préconisait de voter trois fois non. Il a estimé qu'il n'y avait pas de risque de faillite ni de risque de devoir financer le véhicule de produits structurés.

Il a fustigé la propagande contre le vote non. "Tout a été fait pour faire peur aux actionnaires au mépris de la réalité et des faits", a-t-il dit. "N'ayez pas peur, tenez bon", a-t-il lancé aux actionnaires.Il s'est aussi adressé aux holdings familiaux. "Qu'auraient fait vos grand-pères. Se seraient-ils couchés devant le diktat de l'Etat?" a-t-il demandé.

Il a aussi demandé à Karel De Boeck s'il démissionnerait en cas de trois votes non. Il a aussi retiré sa confiance aux trois administrateurs qui ont fait savoir qu'ils retireraient leur candidature si le non l'emportait. Et enfin, il s'est indigné devant la "scandaleuse ultime tentative de manipulation de l'Etat" d'utiliser 125 millions d'actions de Fortis Banque. Son intervention a entraîné une véritable ovation.

13H07 Un actionnaire a demandé à Karel De Boeck de se lever et de se retirer étant donné qu'il n'a pas été élu légalement. Il a aussi dénoncé l'énorme "connerie" liée à la perte de change de 295 millions. Cela a entraîné des gros applaudissements dans la salle. Jan Michiel Hessels a répondu que Fortis Holding avait une autre interprétation sur l'élection de De Boeck.

12H35Les questions et réponses se poursuivent. Un actionnaire demande en quoi un "stand alone" de Fortis Banque serait dangereux au point que la direction de Fortis holding évoque le scénario de la faillite. L'un des experts nommé par la cour d'appel, André Kilesse, lui répond : "A propos d'un scénario de "stand alone", notre rapport parle du risque de créer une "situation pénalisante"."

Selon lui, lorsqu'un Etat, et a fortiori un petit Etat comme la Belgique, investit dans une banque en difficulté et se voit contraint de conserver cette banque, cela peut le pénaliser en ce qui concerne sa dette publique. "Les conséquences peuvent être pénalisantes pour toute l'économie belge", conclut-il.

12H20Le vote est prévu à 14 heures. L'assemblée a pris une tournure assez houleuse. En prônant un vote favorable aux transactions proposées, un actionnaire suscite les huées des milliers de personnes venues au Heysel. Un autre actionnaire a demandé si un représentant de l'Etat était présent dans la sallle. Le président Jan Michiel Hesses a répondu qu'il ne pensait pas et puis a demandé si un éventuel représentant pouvait se lever. Personne ne s'est levé. le co-président du comité des experts Guy Hormans a annoncé que le vote aurait lieu à 14 heures

12H15 Plusieurs actionnaires interviennent longuement. Ils expriment leur mécontentement face à la position de la direction de Fortis à propos des transactions avec les Etats belge et néerlandais et avec BNP Paribas. Des actionnaires s'en prennent au "manque de transparence du groupe Fortis et du gouvernement belge".

Ils critiquent aussi le "déni de démocratie" de la direction de Fortis qui "a refusé de discuter avec ses actionnaires". Jan-Michiel Hessels, président de Fortis, réagit en soulignant les dispositions mises en place pour recueillir les opinions des actionnaires et affirme que la direction du groupe essaye de formuler son avis avec un maximum de limpidité.

Des actionnaires expriment aussi leur soutien aux transactions conclues avec l'Etat belge et BNP Paribas. "Même imparfait, ce "deal" a été façonné par nos autorités pour nous venir en aide", dit un actionnaire, qui affirme que voter "non" reviendrait à "lâcher la proie pour l'ombre". Le public accueille cette opinion de façon très mitigée...

11H40Un représentant de Test-Achats prend à présent la parole. Il dit représenter quelque 800 actionnaires. Il affirme que la volonté de voter de Fortis Banque (voir ci-après) est une tentative illégale orchestrée par l'Etat belge. Il souligne que le droit de vote n'est accordé à ces titres qu'au moment de la transaction prévue dans le cadre de l'opération CASHES. Or, rappelle-t-il, cette transaction n'a pas eu lieu : les actions sont donc dénuées de droit de vote, selon lui.

"Malgré nos appels incessants à la transparence, rien n'a changé ces dernières semaines", ajoute-t-il à propos des dernières négociations menées par l'Etat belge. Et de souligner qu'il recommande de voter "non" aux trois résolutions soumises aux actionnaires.

11H25Incident : Pierre Nothomb interroge la présidence de l'assemblée sur l'intention de Fortis Banque de voter. Guy Horsmans lui répond qu'il sera voté sur ce point tout à l'heure. Bronca dans le public.

Hessels tente alors de clarifier la situation : il sera voté sur ce point. Pour Nothomb, il n'y a pas lieu de voter sur cet incident puisque les actions n'ont, selon lui, "pas été déposées valablement". Horsmans : "Je m'étonne que vous soyez contre un vote puisque vous voulez voter". Nouvelles huées du public. Nothomb répond, cinglant : "Je ne suis pas contre un vote mais contre des manoeuvres !" Applaudissements de la salle... Finalement, la séance de questions et réponses se poursuit.

Pierre Nothomb (Deminor) explique qu'un vote "non" aurait pour effet de figer la situation actuelle. "Sommes-nous pour autant dans le chaos annoncé par certains de nos politiciens ? Certainement pas !", lance-t-il, détaillant les positions de solvabilité et de liquidité de Fortis et de Fortis Banque. "Le sort de celle-ci n'est pas moins enviable que la plupart des banques européennes."

Pierre Nothomb critique ensuite les informations données par Fortis holding et le monde politique. Il explique que Deminor a même subi des tentatives d'intimidation. "En âme et conscience, nous ne pouvons pas nous résoudre à approuver les transactions dans de telles conditions", dit-il.

"Aucun sauvetage bancaire n'a été aussi désastreux et cahotique", attaque-t-il encore. "Il y a un parallélisme à faire avec la situaiton de la Générale de Belgique : cet acte a entraîné un nombre de préjudices incalculables pour la Belgique : vente de Tractebel, vente d'Electrabel, etc." "Espérons qu'un nouveau conseil sera nommé et qu'il défendra bien nos intérêts", ajoute-t-il, avant de rappeler sa recommandation : un vote "non" aux trois résolutions soumises aux actionnaires.

11H10 La séance de questions et réponses commence. Pierre Nothomb, de Deminor, prend le premier la parole, ce qui lui vaut une salve d'applaudissements du public. Selon nos informations, la tentative de Fortis Banque d'exercer ses droits de vote (lire ci-après) serait vouée à l'échec. En réalité, la banque effectuerait cette manoeuvre de dernière minute uniquement dans le but de montrer à BNP Paribas qu'elle aura tout fait pour obtenir un vote favorable aux opérations de transferts d'actifs de Fortis au groupe français. Mais Fortis Banque ne semble guère y croire elle-même.

10H55 Les co-présidents du collège d'experts nommés par la cour d'appel font à présent leur rapport à l'assemblée générale des actionnaires de Fortis. Guy Horsmans a rappelé que ces derniers étaient appelés à se prononcer sur les accords passés avec l'Etat belge et BNP Paribas tels que modifiés fin janvier.

Il assure que l'on est là dans la droite ligne de l'arrêt de la cour d'appel du 12 décembre. Dirk Van Gerven a quant à lui souligné que les experts, lors de leur mission, n'avaient pas reçu d'instructions, de qui que ce soit.

Quelques actionnaires chahutent de temps à autres. Mais la majorité du public écoute attentivement les explications des deux présidents du collège d'experts, tout comme les administrateurs de Fortis qui sont quasiment tous présents ce mercredi.

10H40 Le président de Fortis, Jan Michiel Hessels, vient d'informer les actionnaires d'une prise de position importante de trois candidats administrateurs. Guy de Selliers de Moranville, Philippe Casier et Ludwig Criel sont favorables au transfert des actifs de Fortis à BNP Paribas.

10H30 L'assemblée générale des actionnaires de Fortis a commencé à 10h25. Le président du groupe, Jan-Michiel Hessels a commencé son allocution. Il expose les enjeux de cette réunion historique des actionnaires du holding et évoque ses modalités pratiques.

Plusieurs milliers de personnes sont déjà assises dans la salle (le Palais 6 du Heysel) mais beaucoup de gens arrivent encore.

10H20L'avocat Mischaël Modrikamen réfute le droit qu'aurait Fortis Banque d'exercer ses droits de vote. En se référant au communiqué de presse relatif à l'opération CASHES et à la déclaration de transparence de Fortis datée du mois d'octobre, il affirme que Fortis Banque ne peut exercer les droits de vote liés à ses 125 millions de titres (environ 5 pc du capital de Fortis, c'est-à-dire quelque 20 pc des actions représentées au Heysel ce mercredi). Pour l'avocat, il n'y a pas lieu de faire voter les autres actionnaires sur la possibilité que Fortis Banque se joigne aux votes suivants.

Me Modrikamen a été assailli par les caméras et les journalistes à son arrivée au Palais 6 du Heisel pour l'assemblée générale de Fortis holding. Environ 7.000 actionnaires sont inscrits à cette assemblée extraordinaire devant se prononcer sur le démantèlement du groupe belge. Sur ces 7.000 personnes, Fortis en attend 4.000 qui se déplaceraient effectivement. En tout cas, sur place, l'affluence est telle que l'assemblée générale n'a pas pu commencer à l'heure (10h). Déjà aux entrées de la capitale et aux abords du plateau du Heizel, le traffic autoroutier était inhabituellement chargé pour cette heure de la journée.

L'assemblée devrait toutefois commencer dans les minutes voire les secondes qui viennent : le conseil d'administration du groupe Fortis a pris position sur le podium installé dans le Palais 6.

10HFortis : Déjà un incident de procédure ?

L'avenir de Fortis se joue ce mercredi dans le Palais 6 du Heysel. Déjà, des bruits circulent sur un premier incident de procédure. Fortis Banque, qui détient 125 millions d'actions du holding Fortis, souhaiterait exercer ses droits de vote. Mais la banque détient ces titres par le biais de l'opération CASHES, qui prévoyait un délai avant de pouvoir exercer les droits et toucher les dividendes liés à ces actions.

En outre, lorsqu'elle faisait partie du holding Fortis, la banque ne pouvait exercer ses droits de vote en raison des règles imposant aux filiales de s'abstenir de voter aux assemblées générales de la société-mère. Mais à présent que Fortis Banque appartient à l'État belge, par le biais de la SFPI (Société fédérale de participations et d'investissement), elle souhaite exercer ses droits de vote.

L'exercice de ces droits changerait tout pour l'issue des votes qui seront émis ce mercredi. En effet, les 125 millions d'actions de Fortis Banque représentent pas moins de 5 pc du capital de Fortis holding, soit autant que ce que possède Ping An, premier actionnaire du groupe, qui a décidé de voter « non » à l'assemblée générale de ce mercredi. On peut légitimement supposer que la banque voterait par contre dans le sens voulu par son actionnaire, l'État belge, c'est-à-dire en faveur des résolutions soumises aux actionnaires. Ce qui signifie qu'il y aurait dans ce cas beaucoup plus de chances que les opérations de cession des actifs de Fortis à l'État néerlandais et à BNP Paribas soient avalisées par l'assemblée générale.

Selon nos informations, un vote préalable devrait être soumis aux actionnaires de Fortis holding, hors actions Fortis Banque, afin qu'ils décident si les actions de la banque peuvent être utilisées lors des votes du jour. Le suspense reste entier : l'assemblée générale doit commencer dans les minutes qui viennent.