L'Autrichien dirigeait déjà le comité exécutif de Bekaert en tant qu'administrateur délégué par intérim depuis le 13 mai 2020. Il avait alors succédé à Matthew Taylor qui avait décidé de quitter l'entreprise pour des raisons personnelles.

Le groupe belge a parallèlement fait état de ses résultats 2020. Si le chiffre d'affaires consolidé de Bekaert recule de 10%, à 3,8 milliards d'euros, la rentabilité de l'entreprise s'est améliorée par rapport à 2019. L'ebit sous-jacent (résultat opérationnel, avant paiement des intérêts et des impôts) a atteint 272 millions d'euros en 2020, reflétant une marge de 7,2% et une augmentation de 13% par rapport à 2019, malgré la baisse du chiffre d'affaires. "La réponse agile à l'impact du Covid-19, les actions structurelles d'amélioration des coûts et les améliorations significatives du mix d'activités ont plus que compensé l'impact de la crise sanitaire en termes de volume et de coûts", commente l'entreprise, qui a dernièrement procédé à plusieurs restructurations et a fermé un site de production au Canada.

In fine, Bekaert a plus que triplé son bénéfice net, de 41 millions d'euros en 2019 à 135 millions en 2020.

Le conseil d'administration proposera de distribuer un dividende brut d'un euro par action.

S'agissant de ses perspectives, Bekaert compte tirer profit des améliorations structurelles mises en place depuis la fin 2019. Le groupe prévoit un chiffre d'affaires consolidé d'au moins 4 milliards d'euros en 2021, "sous réserve de l'évolution de la demande et des fluctuations des taux de change". Bekaert a également l'intention d'améliorer sa marge ebit sous-jacente de 2020 de 40 à 60 points de base en 2021.