Les travailleurs d'Engie Fabricom des sites d'Ans et de Fleurus ont observé une nouvelle journée d'arrêt de travail selon la FGTB. Les syndicats dénoncent le caractère trouble des intentions de la direction qui, selon eux, évolue vers un licenciement collectif qui ne dit pas son nom. "Au cours des derniers mois, plusieurs licenciements sont déjà intervenus et la semaine dernière six nouveaux départs ont été décidés par la direction", a indiqué Antonio Zonca, permanent FGTB. Selon ce dernier, si on ajoute à ces départs d'autres d'ores et déjà décidés, les mesures prises par la direction pourraient justifier que l'on parle de licenciement collectif.

Les syndicats déplorent d'autant plus la situation qu'ils pensaient être parvenus début janvier à la validation de procédures permettant d'éviter les licenciements abusifs et de respecter les travailleurs.

Selon la CSC, "tout vient d'être bafoué et le travail positif des délégations du personnel a été mis en miettes". D'après le syndicat chrétien, les difficultés de ce département au sein d'Engie sont surtout dues à des problèmes de compétence et de gestion du haut management.

L'entreprise Engie Fabricom est spécialisée dans la conception, la réalisation et la maintenance d'infrastructures techniques et industrielles. Sur les sites d'Ans et de Fleurus elle compte quelque 400 travailleurs.

Les syndicats n'excluent pas que le mouvement se poursuive ce mardi.