Ils protestent contre la direction qui "ne peut ou ne veut toujours pas coopérer à un plan social". Depuis 10h00, les syndicats sont rassemblés devant les bâtiments de l'entreprise situés à Haren. Ils informent les employés par le biais d'un webinaire sur les conditions salariales et de travail d'IBM. L'action vise également à encourager le personnel à lever le pied et à participer à la journée de grève le mardi 1er juin. "Nous espérons une importante mobilisation", lance Peter Darin, du syndicat chrétien flamand ACV Puls.

Le front commun exige que la direction établisse un plan social avec une indemnité de départ correcte pour les employés qui devront partir et des garanties pour les employés qui pourront rester.

Rencontre avec le ministre Dermagne

Si la direction ne montre pas de la bonne volonté en changeant d'attitude, les syndicats enverront un courrier aux dirigeants européens et américains d'IBM d'ici la fin de la semaine. "Dans cette lettre, nous insisterons pour que le pouvoir de décision du Country General Manager d'IBM en Belgique soit étendu", déclarent-ils.

"Espérons que nous ne devrons pas en arriver là... mais si la mobilisation de la semaine prochaine ne donne rien, nous planifierons une semaine d'action à la mi-juin", prévient Tim De Cang, du BBTK/SETCa. Les syndicats ont également eu un entretien mercredi avec le ministre de l'Economie et du Travail Pierre-Yves Dermagne (PS). Ils attendent une réponse de sa part "avant le 18 juin".

Début novembre, IBM a annoncé un vaste plan de restructuration, menaçant 196 emplois en Belgique. Les discussions dans le cadre de la procédure Renault sur les licenciements collectifs sont toutefois au point mort et la tentative de conciliation s'est soldée par un échec.

"La direction refuse toujours de fixer des critères objectifs, transparents et mesurables pour les départs volontaires et pour les licenciements forcés ainsi que d'aligner la procédure de départs volontaires sur celle des licenciements forcés afin que les travailleurs concernés aient vraiment le choix", selon les syndicats. L'entreprise informatique ne prétend pas non plus "dresser un inventaire des avantages et conditions de travail du personnel transféré vers Kindryl (la structure créée afin de délocaliser les postes qui ne sont pas supprimés, NDLR), ni élaborer un plan de formation", déplorent-ils.