Mi-juin, La Libre vous annonçait que Jean-Paul Van Avermaet était au coeur d'une vaste enquête menée par l'Autorité belge de la Concurrence sur des abus dans le secteur des entreprises de gardiennage. Lorsqu'il dirigeait l'entreprise spécialisée en solutions de sécurité G4S, l'actuel CEO de Bpost aurait conclu des ententes sur les prix avec ses homologues du secteur. Si les faits, toujours en cours d'enquête, sont avérés, les entreprises risquent une amende équivalente à 10% de leur chiffre d'affaires mondial. Et M. Van Avermaet, qui clame son innocence dans ce dossier, risque pour sa part aussi des sanctions pénales.

Ce jeudi, c'est pour une autre affaire que Jean-Paul Van Avermaet est cité. Selon De Standaard, le CEO de Bpost aurait perçu temporairement une double rémunération: une pour son ancien poste dans la société de gardiennage G4S et une autre pour son nouveau travail à la tête de Bpost. Cette annonce fait suite à une question parlementaire posée mercredi en commission au ministre des Entreprises publiques, Philippe De Backer (Open VLD), qui s'est expliqué. Ce dernier a confirmé que Van Avermaet avait commencé officiellement son mandat à la tête de Bpost le 13 janvier alors que son prédécesseur, Koen Van Gerven, est resté lui en place jusqu'au 26 février. Les deux hommes ont donc partagé la tête de l'entreprise durant près d'un mois et demi.

Si le mystère demeure quant aux raisons de cette arrivée si rapide (pourquoi ne pas avoir attendu le départ officiel de l'ancien CEO?), le ministre De Backer a déclaré que Van Avermaet était encore actif chez G4S alors qu'il travaillait déjà pour Bpost et que cela ne posait aucun problème en soi.