Le groupe de travail sur l'automobile mis en place par le président américain Barack Obama donne 60 jours à General Motors pour se restructurer et 30 jours à Chrysler pour conclure un accord définitif avec le groupe italien Fiat. M. Obama doit annoncer lundi à 11H00 (15H00 GMT) les grandes lignes de son plan devant permettre à GM et Chrysler de survivre.

Dans deux rapports séparés, la "task force" présidentielle a analysé les perspectives des deux firmes américaines et leur respect de l'accord passé avec Washington l'an dernier à l'occasion duquel ils ont reçu une aide d'urgence de 17,4 milliards de dollars sous forme de prêts.

Le groupe de travail a estimé que les deux compagnies n'avaient "pas satisfait les termes" des accord passés avec l'Etat fédéral.

Dans le cas de GM, il est noté que, bien que la compagnie ait accompli des avancées dans son plan de restructuration, "les progrès réalisés sont bien trop lents" et que GM continue d'être à la traîne de ses concurrents.

Dès lors, le groupe de travail a estimé que le plan de GM "n'est pas viable tel que actuellement structuré", indique le rapport.

Cependant les experts considèrent que le groupe GM lui-même est viable si ses dirigeants s'engagent dans "un plan de restructuration substantiellement plus agressif".

En revanche, selon le groupe de travail, les perspectives pour Chrysler sont plus incertaines. Le rapport consacré au troisième constructeur américain considère qu'il possède "une structure opérationnelle fondamentalement inadéquate" et que sa "série limitée de produits font que son avenir en tant que constructeur indépendant est un vrai défi". Son plan de sortie de crise a également été jugé "non viable tel qu'actuellement structuré".

Cependant, la "task force" a estimé que Chrysler pourrait trouver un partenaire qui stimulerait le développement de ses nouveaux produits et lui permettrait de faire son entrée sur le marché des petites voitures. Dans ce cas "Chrysler a quelques perspectives d'une viabilité à long terme".

Le groupe italien Fiat et Chrysler ont signé en janvier un accord préliminaire en vue de la formation d'un partenariat stratégique, à travers lequel l'italien prendra une part de 35% au sein du capital de l'américain en difficulté, en échange de l'accès de ce dernier à sa technologie, mais sans rien débourser.

Mais cette alliance, qui est un élément-clé du plan de relance de Chrysler, est suspendue à l'approbation de l'administration américaine.