Le président américain est en pleine forme ! Sa respiration ne montre aucun signe d’essoufflement Barack Obama a même dû respirer un grand coup, vendredi, à l’annonce des statistiques du chômage de juillet. C’est que l’hôte de la Maison-Blanche - qui a fort à faire pour convaincre les sceptiques de sa capacité à surmonter la crise économique la plus sévère de ces 80 dernières années - devait redouter en son for intérieur que la saignée de l’emploi allait se poursuivre, avec la perspective d’un taux de chômage supérieur au seuil psychologique des 10 %.

Or, la psychologie joue un rôle important en économie, surtout dans les phases conjoncturelles où les choses peuvent basculer d’un côté comme de l’autre. C’est précisément le cas de l’économie américaine - la première au monde -, qui est aujourd’hui au milieu du gué. De ce point de vue, l’annonce d’un léger repli du taux de chômage (le premier en 15 mois, ce n’est pas rien) et d’un ralentissement de la destruction de postes de travail doit être accueillie avec soulagement. C’est le type même de signal qui peut enclencher une dynamique vertueuse entre confiance, croissance et emploi. Aux Etats-Unis, bien entendu, mais aussi bien au-delà.

Ce n’est toutefois là qu’une première étape, modeste mais indispensable. Barack Obama le sait, lui qui déclarait récemment avoir contribué à éteindre l’incendie de la crise, tout en reconnaissant qu’il restait de gros travaux pour remettre la maison en état.