L'arrêt de la Cour de Justice de l'Union européenne visant à obliger les employeurs à mettre en place un système permettant de mesurer la durée du temps de travail journalier de leurs salariés ne revient pas à rendre la pointeuse obligatoire ou à l'abolir, a commenté mercredi le ministre fédéral de l'Emploi Kris Peeters. "L'arrêt concerne une affaire espagnole et ne se prononce donc pas sur la conformité du droit du travail belge avec le droit de l'Union européenne", souligne M. Peeters (CD&V) dans un communiqué.

Or, en droit du travail belge, "les mesures nécessaires sont en place en ce qui concerne l'exécution des heures supplémentaires", assure-t-il.

A ses yeux, les conséquences de cet arrêt pour le droit du travail belge devront faire l'objet d'un examen plus approfondi et la portée exacte en sera précisée à l'avenir. "Il est donc exagéré de déduire de cet arrêt une obligation pour chaque employeur belge d'installer une pointeuse."