60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de Dog's Kitchen

La malbouffe ne sévit pas que chez les humains. Les animaux aussi en sont victimes. C’est en tout cas la conviction de Magali Apremonts et Jonathan Rwigemera, jeune couple propriétaire de quatre chiens. “La nourriture industrielle pour chiens provoque une série de problèmes médicaux (allergies, cancers,…), avec une diminution de leur espérance de vie. C’est de ce constat qu’est né notre projet Dog’s Kitchen.” Une solution alternative est assez vite trouvée : cuisiner des “rations ménagères” pour chiens !

Des rations prêtes à l’emploi, préparées avec des ingrédients frais et propres à la consommation humaine (viande, poisson, légumes, féculents,…), le tout sans additif, conservateur ou appétant. Constatant les bienfaits de ces rations et friandises 100  % naturelles sur leurs chiens, Magali et Jonathan décident d’en faire profiter les chiens de leur entourage. Ils développent toute une gamme de friandises et de rations. Petit à petit, la communauté “Dog’s Kitchen” s’est élargie. Un premier financement de 35 000 euros permet d’investir dans du matériel professionnel et d’aménager un espace dédié à la préparation des repas canins. “Nous sommes opérationnels depuis six mois. A ce jour, nous avons délivré 180 commandes en direct”.

L’activité s’avère toutefois très énergivore en temps. Pour grandir et se développer, il devient indispensable d’augmenter les capacités de production, d’embaucher un premier employé et de nouer des partenariats avec des entreprises actives dans le secteur canin. Le besoin de financement a été évalué à 200 000 euros.


AVIS DU COACH

  • En général:

C’était inévitable : si l’humain en a marre de la malbouffe, et que le “bio/bobo” est désormais présent à tous les étages, nos amis à quatre pattes allaient tôt ou tard pouvoir bénéficier des mêmes tendances. Au-delà du “trend”, notre joyeuse équipe ne manque pas d’arguments : un chien nourri aux croquettes aurait une espérance de vie de 11 ans, alors que le même chien, il y a 25 ans, nourri comme un chien, pouvait compter sur 17 années de bons et loyaux services. Il y aurait donc une vraie opportunité à mieux nourrir nos “30 millions d’amis” et c’est ce que propose Dog’s Kitchen.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺☺☺

Finançable :☺☺☺

  • Feedback:
Le vrai challenge n’est pas de trouver des propriétaires de chiens qui ont envie de mieux nourrir leur animal préféré (traction client), mais de structurer une organisation de production qui pourra répondre à l’importante demande potentielle. Il faut maintenant organiser une vraie réponse de “volumes”, tout en restant “artisanal”… Cela peut sembler inconciliable mais les succès de ce type en alimentation classique existent et c’est une question de méthodes et approches.


AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

L’ idée est simple mais efficace : proposer une autre alimentation pour le meilleur ami de l’homme. Nous sommes clairement dans des produits “home made”, naturels et frais. La traction client est encore à développer avec, par exemple, un meilleur packaging, un prix plus adapté.

Le business model tient la route mais avant d’envisager un financement de points de vente, installations et matériels, il vaudrait mieux obtenir un partenariat afin d’augmenter l’offre. Il faudra aussi absolument développer un “business plan” quantitatif qui déterminera la rentabilité de ce projet, ce qui permettra ou pas d’envisager des investissements futurs, avec ou sans réadaptation des prix. Les partenariats qui peuvent être développés en ce sens sont nombreux : vétérinaires, clubs canins, points de vente spécifiques, etc. C’est l’étape cruciale pour valider le business model avant de passer dans un modèle avec un point de vente propre.

A ce stade, le projet n’est donc pas finançable par un banquier, mais pourra rapidement le devenir en validant les différentes étapes dont il est question ci-dessus. En résumé, augmenter la capacité de production à moindre coût et voir comment réagit la demande.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺