L'implantation de Saab à Opel Anvers présentait trop de risques, a expliqué mercredi le ministre-Président flamand, Kris Peeters, après un examen du plan d'affaires de Saab.

La Lijst Dedecker a plaidé la semaine passée en faveur d'une implantation de Saab/Spyker à Anvers en guise de "plan B" après l'annonce de la fermeture d'Opel Anvers. M. Peeters a donné quelques explications sur cette piste devant la Commission de l'Economie du parlement flamand.

En décembre 2009, un groupe d'entrepreneurs a fait part de cette piste au gouvernement flamand, qui en a confié l'étude à la Deutsche Bank. Il ressort de son analyse que ce transfert était "difficile à mettre en oeuvre et très risqué".

Parmi les difficultés relevées, figurait le passif social des travailleurs d'Anvers, les pertes de Saab au cours des 10 dernières années ou la nécessité de trouver un accord avec le gouvernement suédois. Une telle hypothèse aurait mené à des licenciements ou la fermeture d'usines en Suède.

Opel Anvers : Peeters peut consulter le plan d'affaires s'il reste muet

Le patron de GM Europe, Nick Reilly, a autorisé le ministre-Président flamand, Kris Peeters, à consulter le plan d'affaires d'Opel, a indiqué ce dernier mercredi. Pour ce faire, il doit toutefois signer une clause de confidentialité qui risque de poser des problèmes.

Il ne peut utiliser aucun des éléments contenus dans ce plan lors de ses contacts avec le reste du gouvernement flamand, le parlement, le gouvernement fédéral ou la Commission européenne, a-t-il précisé.