En 2009, Opel Belgium a réalisé 3,4 millions d'euros de bénéfices après que la division belge eut cédé 30 millions d'euros pour couvrir les pertes européennes d'Opel et cela, malgré une année difficile pour l'usine d'Anvers, a expliqué vendredi Rudi Kennes de la FGTB, à l'issue du conseil d'entreprise. Rudi Kennes estime que "monsieur Reilly a pris de mauvaises décisions" concernant la fermeture d'Anvers. Les syndicats occupent le parking de l'usine d'Anvers où se trouvent des voitures. Rudi Kennes a expliqué aussi que les syndicats voulaient jouer aussi longtemps que possible la carte européenne. Il est convaincu que la solidarité entre les différents syndicats européens sera maintenue.

Opel: "appliquer la loi Renault et examiner toutes les alternatives"

Après l'annonce par le patron de GM-Europe, Nick Reilly, de son intention de fermer l'usine Opel d'Anvers, c'est le moment pour les syndicats de proposer des alternatives. Le gouvernement flamand donnera à ces initiatives toutes leurs chances pour réussir, a déclaré le ministre-président flamand, Kris Peeters. Kris Peeters a rencontré vendredi matin à son cabinet les partenaires sociaux. Ils ont rappelé que la loi Renault devait être appliquée. "Les partenaires sociaux et le gouvernement flamand ont insisté sur le fait que la loi devait être appliquée et que toutes les alternatives devraient être examinées et discutées", a expliqué le ministre-président à l'issue de l'entretien.

Il n'y a pas encore de "plan B" déterminé. Pour le ministre-président, un "plan B" signifie qu'à tous les niveaux de pouvoir, toutes les chances doivent être données aux alternatives, tandis qu'au niveau macro-économique, il faut travailler à la transformation de l'industrie flamande. Cela figurera en tête des Etats généraux de l'industrie qui auront lieu le 5 février, a-t-il mentionné. Concernant ces Etats généraux, les partenaires sociaux et le gouvernement flamand ont convenu de donner un cadre à cette transformation pour pouvoir conclure un "pacte industriel" pour l'été.