Au cours de cet entretien téléphonique, M. Peeters a dénoncé le plan de fermeture d'Opel Anvers. Selon lui, cette décision est une "faute" et n'est "pas raisonnable". "Nous sommes indignés par la manière dont une multinationale comme GM a traité ce dossier. La décision de fermer Opel Anvers est une faute. Le site d'Anvers est sain et la fermeture d'une entreprise saine n'est pas raisonnable", a dit M. Peeters.

La critique risque toutefois de n'avoir guère d'influence sur M. Reilly. "Je n'avais pas l'intention de l'impressionner. M. Reilly n'en est pas à son coup d'essai et n'est pas du genre à être vite décontenancé", a-t-il expliqué.

M. Peeters a une nouvelle fois reproché à la direction du groupe automobile de ne pas avoir fondé sa décision sur des raisons qui ne sont pas purement économiques. Il lui a aussi rappelé sa promesse non tenue de mettre sur la table un plan d'affaires. Selon M. Reilly, un tel plan existe mais il contient des éléments confidentiels qui ne peuvent pas être divulgués de la sorte.

M. Reilly aurait confirmé à M. Peeters qu'il respecterait la loi Renault. Il souhaiterait entamer la première phase, dite d'information, le plus vite possible. Il se serait également engagé à examiner correctement les solutions de rechange qui lui seraient proposées.