L'action de solidarité sur le site d'Opel Anvers a débuté, mercredi vers 13h00, sur le parking de l'usine. Des délégations provenant de toute l'Europe ont rejoint le site d'Anvers. De 4.000 à 5.000 personnes seraient présentes à l'usine. Drapeaux syndicaux et banderoles revendicatives ont été plantés près du podium où doivent s'exprimer des représentants syndicaux dont le président du conseil d'entreprise européen Klaus Franz. Les syndicats se sont concertés plus tôt dans la journée sur la stratégie à adopter face au repreneur austro-canadien Magna.

Les syndicats européens confirment leur solidarité et lutte commune

Les syndicats européens réunis à l'usine d'Opel Anvers ont confirmé mercredi qu'il allaient lutter ensemble pour l'avenir d'Opel sans fermetures d'usines et licenciements secs, a annoncé Peter Scherrer, secrétaire-général allemand du syndicat européen du métal, qui a pris la parole en premier, devant des milliers de manifestants. Peter Scherrer a rappelé que les syndicats demandaient du respect pour les revendications des travailleurs face au nouveau management d'Opel. "Le maintien de l'emploi est primordial. Si on ne se bat pas aujourd'hui pour l'avenir de l'usine d'Anvers, alors, ce sera la même chose demain pour une autre usine", a-t-il souligné. "L'union fait la force", a-t-il scandé. Il a aussi lancé un appel à la responsabilité sociale des politiciens et gouvernements. "Les gens ne doivent pas être pris en otages par de petits jeux politiques. Il faut une optique européenne et non une rhétorique nationaliste qui ne nous aide pas", a-t-il conclu.

Critiques sur la Commission européenne, éloges au gouvernement flamand

Les représentants syndicaux qui ont pris la parole, mercredi lors du meeting de solidarité à l'usine Opel d'Anvers, ont critiqué l'approche de la Commission européenne dans le dossier Opel. Ils ont, par contre, été élogieux à l'égard du gouvernement flamand. Eddy Goovaerts, de la FGTB, a souligné que le gouvernement flamand avait proposé 500 millions d'euros d'aides pour 2.500 travailleurs à Anvers, soit un montant "par tête" plus élevé que les 3,5 milliards d'euros proposés par l'Allemagne pour 25.000 travailleurs.

Walter Cnop, de la CSC, a aussi remercié le gouvernement flamand pour son implication dans le sauvetage de l'usine. "La Commission européenne n'a pas joué son rôle de coordinateur", a dénoncé M. Cnop. "Nous devons donc rester unis et nous battre pour chaque emploi. Chez Opel, dans le secteur automobile, mais aussi dans celui du métal", a-t-il déclaré.